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In Nomine Domini

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« Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité » (Jean XVIII. 37)


Le catéchisme du Père Barbara (suite)

Publié par Jean-Baptiste sur 22 Octobre 2014, 17:25pm

Un prêtre m'a contacté par SMS pour me répondre quant au catéchisme du Père Barbara, et m'a dit que sa doctrine était juste. Mais j'ai fait quelques recherches et voici ce que j'ai trouvé, dans un dictionnaire de théologie catholique en ligne sur le site internet « JésusMarie » :

 

« Un grand nombre de théologiens, s'appuyant sur l'absence de toute prohibition, estiment pourtant que l'acte est toujours licite quand il s'agit d'une question de temps. Ce n'est certainement pas l'opinion de saint Liguori, n.924. Cet auteur examinant, en effet, la question de savoir si l'acte conjugal est licite quand il est accompli pendant la période de gestation, justement préoccupé d'ailleurs de la crainte d'un avortement possible, considère l'époux qui se livre alors à cet acte comme véniellement coupable. Si les théologiens n'admettent plus la doctrine ignorante des faits physiologiques qui interdisait l'acte pendant les sept premiers jours de la conception (moment impossible à déterminer), ils s'accordent à le déconseiller au commencement et à la fin de la grossesse, et ils condamnent formellement son usage immodéré dans les mois intermédiaires, car ils voient en cette pratique, et fort justement, la cause la plus fréquente des avortements : elle est, dit saint François de Sales, plus ou moins vitupérable [=blâmable] suivant que l'excès est grand ou petit. Introduction à la vie dévote. À plus forte raison, les théologiens considèrent comme plus ou moins gravement coupables, non pas en eux-mêmes, mais à cause des périls réels qu'ils peuvent faire encourir à une épouse affaiblie, exténuée, les rapports conjugaux pendant les cinq ou six semaines qui suivent l'accouchement [doctrine explicitement contraire à celle du Père Barbara, mais qui demeure très insuffisante sous le rapport de la santé]. »

 

Citons encore quelques extraits :

 

« Il existe une autre [fin du mariage], l'apaisement de la concupiscence. Cette fin se rattache à la première et n'est cependant qu'une fin secondaire, car, ainsi que le faisait remarquer Mgr d'Hulst, Sermons de Carême, « si elle était principale, le mariage serait un moyen bien insuffisant pour l'atteindre, les satisfactions qu'il promet aux sens étant intermittentes et relativement rares, tandis que les convoitises qu'il s'agit d'apaiser sont permanentes ». »

 

Mais s'il est permis d'avoir des relations pendant presque toute la grossesse, je ne vois pas ce que ces « satisfactions aux sens » ont de rare et d'intermittent !

 

En résumé, donc :

-La licéité de la sexualité pendant la gestation n'a rien d'évident puisque saint Alphonse de Liguori s'est interrogé sur la question ! Si elle avait été évidente, il ne se serait pas interrogé !

-Il s'agit d'un péché véniel selon ce grand docteur de la morale, donc d'un acte répréhensible qui éloigne de Dieu. Or, comment aimer Dieu en prenant l'habitude de l'offenser régulièrement, fût-ce de manière légère ?

-Cette pratique déteriore la santé de l'enfant (et épuise physiquement les parents, comme toutes les pratiques sensuelles), étant même la cause la plus fréquente des avortements accidentels ; or qui voudrait prendre le risque d'être responsable de la mort de son enfant, a fortiori s'il n'a même pas le temps d'être baptisé ?

-La doctrine du Père Barbara, selon laquelle l'épouse ne peut plus se refuser deux ou trois semaines après l'accouchement, est différente de celle du catéchisme que je viens de citer, elle-même bien insuffisante sous le rapport de la santé physique des populations.

 

Dans les révélations d'Anne-Catherine Emmerick, il est quelque fois question des enseignements du Christ sur le mariage et la continence, et jamais il n'aurait prêché la doctrine de la licéité des rapports pendant la période de gestation. Il enseignait au contraire que dès lors que la femme était malade ou enceinte, les époux devaient faire lit séparé.

 

Un autre point très intéressant du catéchisme précédemment cité (qui n'a pourtant rien de rigoriste, comme on peut le voir sur une question relative au nombre des élus), concerne le fait que les relations pendant la gestation soient décrites comme la cause la plus fréquente des avortements accidentels. En fait, c'est exactement ce qui est dit dans les révélations de Marie d'Agréda, que je comprends seulement maintenant. Car il était dit dans ces révélations que les malformations des enfants et avortements, étaient causés par les désordes des époux, et ne venaient donc pas de la nature créée par Dieu ; j'avais pensé pour ma part qu'il s'agissait d'une allusion aux comportements alimentaires, à l'alcool,etc. ; mais c'était en réalité également une allusion aux rapports sexuels durant la gestation !

 

Certains me rétorqueront : « ce sont des révélations privées, et puis le catéchisme n'interdit pas strictement les rapports pendant la gestation ! »

 

Mais quand on pratique une telle sexualité, quelle est la différence avec ceux qui recourent à la contraception ?! Pas grand-chose ! Il y a juste le nombre d'enfants qui fait la différence, d'une certaine manière ! Et puis c'est extrêmement nuisible à la santé.

 

Ce genre de vie affaiblit l'âme, le corps, et éloigne de Dieu. Après, on s'étonne que les confessionnaux soient encombrés, que les pénitents aient du mal à vivre dans la vertu. Et les mêmes prédicateurs qui vous prêchent une morale si relâchée, vous diront : « il y a peu d'élus » ! Alors quoi, il y a peu d'élus et vous dites aux âmes : « vivez dans les plaisirs ! » Vous leur volez le Ciel !

(attention, je ne suis pas rigoriste ; mais ces gens ont une attitude paradoxale)

 

D'autres diront : "c'est un simple péché véniel" ! Mais qui oserait en bon chrétien vivre volontairement dans le péché, Ô Dieu, fût-il véniel ? Vous voulez faire dix ans, vingt ans de Purgatoire et davantage ? Mieux vaut quelques frustrations durant cette vie que le feu purificateur en l'autre !

 

Et qui oserait flétrir la santé de ses enfants ?

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