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La survie de Paul VI et son retour à Rome

La survie de Paul VI et son retour à Rome

Le vrai Troisième Secret de Fatima reconstitué


La corruption des moeurs

Publié par Jean-Baptiste sur 23 Juillet 2016, 07:27am

Un jour, le Seigneur s'adressant à Sainte Brigitte de Suède lui dit que parmi les trois temps du monde, le premier était le plus saint, à cause de la foi des patriarches ; puis le second, moins saint, était celui de la foi des prophètes ; et le troisième, le moins saint des trois, était celui de la foi des catholiques.

Certains traditionalistes regardent de haut le peuple juif antique, ses coutumes et ses moeurs ; pourtant nous allons voir dans cet article qu'il était plus pur et plus saint que beaucoup de catholiques fidèles.

Une fois de plus, j'aborde la question de la sexualité conjugale : car le sujet a été évoqué sur un forum anglo-américain, cathinfo, où l'un des membres s'est interrogé sur la moralité de la sexualité durant la grossesse. D'autres catholiques soucieux des bonnes moeurs s'interrogent - à juste titre - sur la sexualité durant les menstruations ou après la ménopause.

Jadis, nos théologiens moralistes ont mentionné ces questions, mais probablement pas suffisamment : car d'une part une fausse pudeur les éloignait de développements qu'ils jugeaient importuns, et d'autre part ils pensaient - bien à tort - qu'il y avait des sujets plus importants (l'impureté étant pourtant la cause de damnation la plus répandue, comme le reconnaissent les confesseurs). Disons-le d'emblée, pour ma part je rejette absolument la fausse pudeur : autant je trouve que les prêtres comme l'abbé Pagès manquent quelque peu de réserve, autant il est souvent nécessaire d'adopter un langage franc et sans équivoque. L'abbé Pagès a probablement raison, par exemple, de parler de "masturbation" plutôt que d' "impureté" ; car aujourd'hui, qui sait ce qu'est "l'impureté" ? Il n'y a plus guère que les mahométans, et nous traditionalistes, qui employons ce terme. À la rigueur, on pourrait dire "le péché solitaire", ou "l'impureté solitaire".

Cette question est plus importante qu'on ne le pense, car l'encyclique Casti Connubii par exemple est tellement obscure et difficile d'interprétation qu'elle a donné lieu à des débats interminables entre les prêtres, qui n'avaient pas tous la même opinion sur le fait de savoir si la sexualité durant les périodes infertiles était un péché ou n'en était pas un selon cette encyclique. Et aujourd'hui, tous ces couples traditionalistes laxistes qui voient la sexualité comme une habitude de vie s'en prévalent pour justifier leurs moeurs déréglées, et pour prétendre que la sexualité durant les périodes infertiles n'est pas un péché du tout. Or, ce n'est pas ce que dit l'encyclique du Pape Pie XI ; mais le problème est qu'elle est tellement obscure que chacun l'interprète à sa façon. Ce pape aurait dû parler clairement et simplement à son peuple, en reprenant les paroles de Saint Thomas d'Aquin mais dans un langage compréhensible de tous : à savoir que la sexualité durant les périodes infertiles est un péché véniel autant que l'intégrité de l'acte est préservée, et mortel si l'intégrité de l'acte n'est pas préservée ; et il aurait dû ajouter que dans le cas de la sexualité en période de menstruations, le péché est plus grand car il comporte un très grand risque au sens où l'utérus peut toujours être fécondé (c'est rare mais ça arrive), à un moment où le corps n'est justement pas prêt à accueillir l'enfant.

Sachez que sous l'Ancienne Alliance, la sexualité en période de menstruations était punie de mort : on trouve cette sentence dans le Lévitique. Sachez également que le Dieu de cette époque-là était le même Dieu qu'aujourd'hui ! Je tiens à le dire car certains dans les milieux nationalistes, notamment Philippe Poncard d'Assac, prétendent que l'Ancien Testament n'est pas la parole de Dieu et que le judaïsme antique n'était pas la vraie religion (ce qui est une hérésie). Ce n'est pas littéralement ce qu'a dit P.P. d'Assac mais ses paroles reviennent exactement à cela.

La sentence de mort à l'encontre des époux qui s'approchaient durant les menstruations était prononcée par suite d'une loi positive de Dieu, et non de la loi naturelle. En vertu de la loi naturelle, la sexualité durant les menstruations est au minimum un péché véniel (mais vu les risques cela peut être plus) ; cependant la loi positive de Dieu en faisait un péché mortel : car il faut distinguer la loi de la nature et les lois positives de Dieu. L'interdiction de la contraception par exemple est une loi de la nature ; mais le fait de sanctifier le dimanche est une loi positive de Dieu.

En résumé, il faut bien comprendre que ce que disent les prêtres d'aujourd'hui (même traditionalistes) est faux : eux prétendent que la sexualité durant les périodes infertiles n'est pas un péché du tout. Or, Saint Thomas d'Aquin enseignait à juste titre que lorsque la sexualité n'est motivée que par le plaisir, il y a toujours - au minimum - péché véniel. Depuis la chute originelle, la sexualité est un mal ; je dis bien un mal ; mais ce mal est excusé lorsque la sexualité est employée pour cette fin juste qu'est la procréation. Ceux qui crieront à l'hérésie cathare ne savent pas de quoi ils parlent. Je connais un ouvrage anglo-américain de 900 pages, compilé par des traditionalistes américains, qui comporte des citations sans équivoque de plusieurs Pères : la sexualité y est bien décrite comme étant un mal, qui doit être excusé à chaque fois qu'il est pratiqué ; et il n'est entièrement excusé que lorsque la fin est uniquement la procréation ; sinon il est excusé seulement partiellement, ou même pas du tout si l'intégrité de l'acte n'est pas préservée ou s'il y a fornication, inceste, adultère,etc. Saint Thomas d'Aquin est très clair, et l'Ancien Testament l'est plus encore, en particulier à travers les impuretés légales : l'homme qui a une pollution nocture doit quitter le camp pour se purifier (il me semble que cela impliquait un jeûne), la femme qui a ses règles est impure et doit se séparer de son mari (pendant sept jours si j'ai bonne mémoire),etc. Ces règles étaient destinées à inspirer aux Juifs une sainte horreur de la sexualité. Tandis qu'aujoud'hui, on parle de la sexualité d'une manière décomplexée, et pas seulement dans l'Église moderniste.

Les catholiques ont pris l'habitude d'envisager la sexualité comme une habitude de vie, alors qu'il s'agit très exactement du contraire : il s'agit d'une EXCEPTION.

Un bon chrétien qui n'userait de la sexualité qu'en vue de la procréation pratiquerait la morale suivante (suivie par les Esséniens) :

-Une fois marié il attendrait trois jours avant de s'approcher de sa femme, et prierait avec elle la nuit de leur rencontre, afin de demander à Dieu une descendance sainte et de Le prier d'avoir un désir pur en se préservant de la volupté. Ainsi les époux recevraient la bénédiction des patriarches, dont plus aucun prêtre ne parle aujourd'hui : l'enfant aurait plus de chances de naître robuste et en bonne santé, et surtout, son âme ne serait pas infestée à la racine par la concupiscence.

-Les époux attendraient les signes de fécondité ; et si ces signes se présentaient, ils cesseraient tous rapports après la conception, faisant lit séparé, comme l'a recommandé le Christ dans les révélations d'Anne-Catherine Emmerich. Sinon, ils s'approcheraient de nouveau pour concevoir.

-La naissance intervenue, les époux attendraient environ deux ans avant de concevoir à nouveau, comme les patriarches. C'est la nature même qui l'enseigne car l'allaitement complet dure deux ans : donc il faut suivre la loi de la nature, qui vient de Dieu.

-Si l'un des époux avait une maladie pouvant affecter l'enfant, le couple s'abstiendrait de tout rapport.

(Certains m'objecteront que si la mère de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus avait suivi ce dernier conseil, elle n'aurait jamais donné naissance à une sainte ; mais c'est un mauvais argument car il est possible que des saints soient déjà nés de la fornication, de l'adultère, ou d'autres péchés encore plus graves. Cela dit je ne prétends pas que la mère de Ste Thérèse a commis un péché d'une telle gravité - loin de moi cette idée - mais elle était peut-être ignorante de ces questions, à cause du malheur des temps. Les juifs malades s'abstenaient de tout rapport, ne serait-ce que pour préserver l'intégrité corporelle de leur descendance).

 

En pratiquant une telle moralité, des époux qui concevraient dès l'âge le plus approprié auraient sept enfants, qui est le chiffre de la perfection (celui de la création en sept jours), ce qui n'est pas un hasard.

Trop de catholiques ont des moeurs qui font honte à la foi chrétienne, alignant les naissances qui affaiblissent la femme de plus en plus, donnant lieu à des malformations chez les cadets. Nos ancêtres eux pratiquaient l'allaitement complet, de sorte que même lorsque les hommes ne pouvaient pas se tenir (la grande majorité des cas), du moins les naissances étaient éloignées les unes des autres grâce à la stérilité de l'allaitement ; mais aujourd'hui, où souvent la femme travaille ou ne pratique plus l'allaitement complet, les naissances ne sont plus éloignées les unes des autres, ce qui est une catastrophe sanitaire comme l'admettent tous les médecins, aussi bien catholiques que non-catholiques. Résultat, il n'est pas rare que les époux pratiquant la contraception (pour leur damnation) aient paradoxalement des enfants plus sains que tous ces catholiques qui font se succéder les naissances, pratique impure et dégénérée.

Chez les Juifs l'homme ne s'approchait pas de sa femme lorsqu'elle avait ses règles ou lorsqu'elle était enceinte. Mais le malheur des temps a produit ses germes empoisonnés... Saint Augustin et d'autres Pères enseignent que les catholiques devraient pratiquer par bonne volonté ce qui était jadis commandé par la loi : car nous vivons le temps de la grâce, et non plus celui de la loi. Mais malheureusement ils ne le font pas, et nous sommes moins purs que les Juifs, qui pourtant recevaient moins de grâces que nous et n'étaient pas tenus à une vertu si exigeante que celle à laquelle nous sommes tenus.

 

Beaucoup de catholiques se prévalent de la doctrine, les sédévacantistes en particulier se décrivent comme "le peuple fidèle", "le petit reste" ; mais rougissons donc plutôt d'être l'ombre de ce qu'étaient nos pères dans la foi, à savoir les descendants spirituels d'Abraham qui nous ont précédé. Là encore que personne ne crie à l'hérésie en affirmant que je dis la même chose que Ratzinger : car Ratzinger parlait des juifs d'aujourd'hui, qui ne reconnaissent pas Notre-Seigneur ; tandis que je parle pour ma part de tous ces saints juifs qui ont préparé la venue parmi nous du Verbe Incarné.

Si nous avons la vraie doctrine sans pratiquer la morale, la doctrine ne sera pas notre salut mais notre condamnation au dernier jour ; et Dieu nous dira : "des païens ont vécu mieux que vous". Cessons donc de claironner sur la doctrine, en parlant toujours de questions doctrinales, et jamais de la morale : car la foi et les oeuvres vont ensemble, et comme l'ont dit plusieurs saints prêtres et moralistes par le passé, s'il suffit de peu de doctrine pour se sauver, en revanche il faut une bonne moralité.

Il faut la foi d'Abraham et des patriarches, ces hommes purs, simples et généreux, qui enseignaient à leur peuple la perfection, et non pas le moindre mal. Quel erreur des confesseurs, que d'avoir pris le parti d'enseigner à leurs ouailles le moindre mal, plutôt que la perfection des vertus chrétiennes ; et quel risque pour le salut, que de vivre dans l'habitude du péché - spécialement du péché sexuel, qui après l'orgueil est celui qui nous éloigne le plus de Dieu !

Encore une fois, nous ne saurions trop recommander les révélations d'Anne-Catherine Emmerich sur la pureté des moeurs conjugales.

 

Note importante :

Lorsque l'un des époux réclame l'acte conjugal, l'autre est tenu d'y accéder tant que l'intégrité de l'acte est préservée ; mais si la demande n'est pas motivée par le désir de la procréation, celui des époux qui reçoit la demande doit décourager l'autre (pas plus) ; et il ne pèche pas en accédant à son désir, mais fait son devoir. Donc il faut distinguer, en termes de péché, le point de vue de celui qui demande et de celui qui reçoit la demande. Même en période infertile il faut accéder à la demande (pour éviter à l'autre un péché plus grand), tout en décourageant l'autre, spécialement dans les périodes où l'acte est dangereux pour l'enfant à naître.

(Certains Pères ont qualifié d' "ivrognes" les hommes qui couchent avec leur femme durant la grossesse).

 

 

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