Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La survie de Paul VI et son retour à Rome

La survie de Paul VI et son retour à Rome

Le vrai Troisième Secret de Fatima reconstitué


Les hérésies de l'abbé Lafitte

Publié par Jean-Baptiste sur 21 Juillet 2016, 19:22pm

On m'a appris que l'abbé Lafitte, durant ses retraites spirituelles, détournait certaines âmes de cette doctrine de foi qu'est la survie du Pape Paul VI (je dis "doctrine de foi" pour des raisons fondées que j'ai déjà expliquées). L'intéressé prétend que notre Saint-Père est hérétique, et que sa survie est une fable...

 

Nous lui adressons donc les remarques suivantes :

1°) En vertu de la doctrine de l'acceptation pacifique du pape par l'Église universelle et de l'infaillibilité du conclave valide, enseignés par le magistère ordinaire universel et par le concile de Constance, anathème est celui qui ose mettre en doute la légitimité d'un pape reconnu par toute l'Église.

2°) Affirmer que Paul VI a enseigné l'hérésie lors du concile Vatican II revient à prétendre que l'unanimité morale des évêques du monde entier a enseigné l'hérésie ; or une telle idée est condamnée par le magistère ordinaire universel, et par l'encyclique du Pape Pie IX contre les Vieux Catholiques. Cette hérésie porte atteinte à la doctrine de l'indéfectibilité de l'Église.

3°) Il n'est pas permis à un catholique d'examiner la conformité de l'enseignement du pape au magistère antérieur. Ce serait permis uniquement dans le cas de l'hérésie manifeste. Or, comme nous l'avons vu au deuxième point, c'est impossible en l'espèce, car l'hérésie même simple est radicalement exclue : donc a fortiori l'hérésie manifeste, en tant que négation univoque d'une vérité du Credo.

4°) Un pape accepté par toute l'Église ne peut sombrer dans l'hérésie, conformément à la promesse du Christ à St. Pierre, qui s'est transmise à tous ses successeurs : "j'ai prié pour que ta foi ne défaille pas" (voir notre article).

5°) Les actes du magistères ne sont pas infaillibles dans l'intégralité de leur contenu, comme de nombreux prêtres sédévacantistes le font croire à beaucoup d'âmes, en passant pour savants alors qu'ils racontent à tous ces fidèles ignorants des inepties formidables, qu'on ne trouve dans aucun manuel de théologie. L'infaillibilité ne concerne que les seuls enseignements constituant une "détermination irrévocable d'un point de doctrine". De même qu'en droit anglais, distinction doit être faite entre les "obiter dicta" et les "rationes decidendi" : seules ces dernières constituent les enseignements infaillibles proprements dits. Or, Paul VI a été très clair pour dire que le concile Vatican II ne contenait aucun enseignement infaillible : il a parlé de "magistère authentique", terminologie employée par les théologiens pour désigner le contenu non-infaillible du magistère. Les sédévacantistes qui répondent que Paul VI a parlé de "magistère ordinaire" ne comprennent rien, justement, à ce qu'est le magistère, aussi bien ordinaire qu'extraordinaire. L'encyclique est un acte du magistère ordinaire mais elle peut très bien ne contenir aucun enseignement infaillible (dans ce cas on parle de magistère ordinaire authentique), comme au contraire elle peut en contenir beaucoup : tout dépend de si elle détermine ou non une doctrine irrévocable. L'encyclique Humanae Vitae par exemple contient un enseignement infaillible, car Paul VI a prétendu apporter une solution définitive ; or, qui dit "solution définitive" dit "détermination irrévocable d'un point de doctrine". C'est simple, car la vérité est simple...

6°) Conformément à l'encyclique du Pape Pie IX contre les Vieux Catholiques, et conformément au magistère ordinaire universel, il est interdit de penser que toute l'Église hiérarchique puisse sombrer ; or, la survie de Paul VI est la seule solution permettant de sauvegarder la permanence de l'Église enseignante. Que nous soyons à la fin des temps ne change rien : l'Église n'est pas la Synagogue juive, elle possède des attributs immuables et ne sera jamais dénaturée dans ses éléments constitutifs, JAMAIS !

7°) En vertu de la doctrine de l'indéfectibilité du clergé romain, enseignée par le Pape Sixte IV lors de sa condamnation des thèses de Pierre d'Osma, il est impossible que l'Église locale de Rome sombre en tant que personne morale : donc il demeurera toujours soit des cardinaux habilités à élire le Pape, soit un pape en exercice. Contrairement à une idée reçue (qu'on entend également chez certains fidèles lefebvristes), une élection ne peut se faire par voie charismatique : car la succession apostolique est légale, certaine (incluant la sécurité), et ininterrompue ; or les critères de la légalité et de la sécurité excluent une élection purement charismatique. Le Christ a institué une société divine fondée sur des critères permanents, et aucune mission nouvelle ne peut naître.

8°) Paul VI étant le dernier pape accepté pacifiquement par toute l'Église depuis des dizaines d'années, et aucun autre pape ne l'ayant été après lui, c'est une certitude de foi ecclésiastique qu'il est toujours en vie, conformément au commentaire du Père Goupil relatif à la constitution Pastor Aeternus du concile Vatican I : car toujours un pape existera ou l'Église manifestera ses efforts en vue d'en élire un (même aux temps des persécutions).

9°) Si Paul VI était mort la juridiction ordinaire n'aurait pas pu se transmettre ; or, l'idée que la juridiction ordinaire puisse disparaître est une hérésie que nos pères dans la foi n'auraient jamais eu l'audace d'enseigner. Une fois encore l'encyclique du Pape Pie IX contre les Vieux Catholiques et le magistère ordinaire universel démentent cet enseignement. Une Église sans hiérarchie ni juridiction ordinaire n'est plus celle de Jésus-Christ, mais celle de Luther : elle n'est plus apostolique.

Si le dernier pape légitime était Pie XII comme le prétend l'abbé Lafitte (en contradiction avec la doctrine de l'acceptation pacifique), alors il n'y aurait plus aujourd'hui d'évêques catholiques titulaires d'une juridiction ordinaire : car les rares évêques nommés sous Pie XII qui soient encore en vie sont soumis à un faux chef (Bergoglio), c'est-à-dire par un prétendu pape qui n'a en réalité jamais été accepté pacifiquement par toute l'Église ; et ils n'ont de toute façon aucun pouvoir pour élire le prochain pape, car comme l'ont rappelé les papes Pie IV et Pie IX, le Souverain Pontife ne peut être élu que par le clergé romain (et non pas par un concile général universel comme l'affirme l'abbé Ricossa).

 

Je défie tout prêtre sédévacantiste qui entendrait me contredire de participer à une dispute théologique filmée sur la montagne de la Salette, face à moi, où je réfuterais allègrement chacune de ses hérésies. La vidéo serait ensuite diffusée sur internet.

 

L'un des meilleurs résumés quant à l'hérésie sédévacantiste est celui du Père Laisney de la Fraternité Saint Pie X :

 

« Cher M. S.,

 

« Étant donné que les sédévacantistes ne sont pas d'accord sur le début de la vacance (certains disent 1965, d'autres 1962, 1959, et d'autres plus tôt encore !), on peut dire de manière générale que les sédévacantistes sont d'accord sur ce principe : durant les quarante dernières années, le Siège de Pierre a été vacant. Cela peut être la « définition » de la position sédévacantiste. Le motif de leur conclusion varie parmi eux, et a également varié dans le temps ; et il n'est pas pertinent quant à la fausseté de leur position.

« Logiquement, si un postulat conduit à des conclusions évidemment fausses, ce postulat lui-même est faux (c'est le raisonnement très basique de la « reductio ad absurdum »1). Normalement, aussitôt qu'un pape meurt, le processus de l'élection de son successeur commence sans délai, et si par extraordinaire, à cause de persécutions, il peut y avoir un délai avant l'élection, du moins le processus commence et l'on peut dire que l'Église « travaille » à élire le prochain pape ; mais tel n'est pas le cas actuellement. Or, étant donné qu'il n'y a pas eu d'effort de la part de l'Église d'élire un pape légitime (même si l'on réduisait l'Église aux sédévacantistes), la position sédévacantiste conduit à une notion de l'Église sans pape, sans cardinaux et évêques légitimes (ceux qui sont nommés par un faux pape n'étant pas légitimes), et donc sans hiérarchie, et sans moyens ordinaires d'en restaurer une : une telle Église n'est certainement pas l'Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ ! Par conséquent...

« Votre très dévoué en Jésus et Marie,

« Père François Laisney »

(courriel du 12 juin 2013)

1Raisonnement par l'absurde.

 

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents