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La survie de Paul VI et son retour à Rome

La survie de Paul VI et son retour à Rome

Le vrai Troisième Secret de Fatima reconstitué


Les feeneyistes

Publié par Jean-Baptiste sur 21 Août 2016, 13:43pm

Sur le forum anglophone "cath info", il y a un débat entre les feeyneistes (qui nient le baptême de désir) et les catholiques. Or, visiblement l'hérésie feeneyiste fait des dégâts aux États-Unis (c'est ce que prétend l'abbé Lafitte en disant qu'il l'a constaté sur le terrain), car il est surprenant de voir combien de personnes sont assez pharisaïques pour défendre cette hérésie. En règle générale il est inutile de disputer avec les feeneyistes, ils sont bêtes comme des ânes. Quand on leur cite les nombreuses citations du magistère de l'Église ou des saints qui enseignent le baptême de désir, ils répètent : "ce n'est pas possible que cela veuille dire cela, car ailleurs le saint [ou le magistère] dit le contraire en affirmant que le baptême est nécessaire au salut" ; or les catholiques ne nient pas que le baptême soit nécessaire au salut, mais soutiennent - à juste titre - que celui qui est empêché de recevoir le baptême d'eau mais qui en a le désir, reçoit la grâce de la justification (tout comme le pécheur qui souhaite se confesser mais qui est dans l'impossibilité de le faire). Le Pape Pie XII et plusieurs théologiens ont également enseigné que le baptême de désir pouvait être implicite : c'est-à-dire que si un païen prend conscience que sa religion est fausse, par exemple, et s'il désire connaître le vrai Dieu et se soumettre à lui, alors il obtient la grâce de la justification et se voit accorder - avant la séparation de l'âme et du corps - la connaissance des mystères de la foi nécessaires au salut. Sur ce point il convient de lire les ouvrages des Rédemptoristes, notamment.

J'insiste encore une fois sur le caractère circulaire de l'argumentation feeneyiste : on donne à ces gens des citations particulièrement claires et nombreuses (il faut être d'un orgueil LUCIFÉRIEN pour ne pas admettre qu'elles enseignent le baptême de désir), et eux, ils répondent "non, ces citations n'enseignent pas cela, car les mêmes saints disent que le baptême est nécessaire". Mais ce que les feeneyistes ne comprennent pas, dans leur pharisaïsme, c'est que ce n'est pas l'eau du baptême dans sa composition chimique qui nous sauve (comme si l'eau pouvait avoir une quelconque vertu salvifique), mais la grâce que Dieu opère par ce rite.

NB: Soyons bien clairs : je ne dis pas que l'eau du baptême n'a pas de vertu salvifique, mais simplement qu'elle n'en aurait aucun si Dieu ne lui avait pas conféré ce pouvoir. Donc c'est la grâce que Dieu opère qui importe, plus que le rite lui-même au sens matériel.

Dieu aurait pu choisir un autre rite pour signifier (symboliser) la grâce qu'Il voulait dispenser par le baptême ; mais l'eau était simplement l'élement naturel le plus approprié, parce qu'elle représente la purification, elle lave le corps en l'expurgeant de ses souillures. Ce n'est pas L'EAU qui importe, mais la grâce que Dieu opère par elle. Or, Dieu n'a pas besoin d'eau pour donner le baptême à l'homme qui le désire tout en étant empêché de le recevoir par le moyen ordinaire. Ceux qui sont sauvés par le désir du baptême (même implicite) ne sont pas moins baptisés que les autres. De même que le pécheur qui a la contrition parfaite de ses fautes (avant de se confesser) n'est pas moins justifié que ceux qui se sont déjà confessés. IL FAUT ÊTRE UN PHARISIEN RÉPUGNANT POUR PENSER AUTREMENT. Sainte Brigitte de Suède a eu révélation que ceux qui voyaient Dieu comme un juge impitoyable seraient damnés s'ils ne se repentaient de leur péché. En vérité l'hérésie feeyneiste me fâche plus que bien des hérésies. C'est un péché formidable que de blasphémer la Miséricorde de Dieu.

Un jour un feeyneiste m'a répondu que lorsque Dieu savait dans sa providence que tel ou tel homme répondrait à Sa grâce et Se sauverait, Il permettait que cet homme reçût le baptême ; mais que lorsqu'il savait que l'homme ne répondrait pas à Sa grâce, Il ne le permettait point. C'EST FAUX et ARCHI FAUX, c'est du providentialisme niais. Dieu au contraire permet que des hommes soient baptisés du baptême d'eau et se damnent, et que d'autres soient baptisés sans l'eau et se sauvent.

La vénérable Anne-Catherine Emmerick et Soeur de la Nativité ont toutes deux reçu des révélations en faveur du baptême de désir. La première a eu révélation que l'un des trois rois mages s'est sauvé ainsi ; et la seconde, qui a eu des scrupules sur la validité de son baptême, a reçu une locution divine la rassurant en lui disant qu'il était valide, et que quand bien même il ne le serait pas, elle bénéficierait du baptême de désir. AUCUN chrétien n'a l'assurance absolue que son baptême est valide, car aucun ne sait si le prêtre qui l'a baptisé croit réellement au péché originel et à la vertu salvifique du baptême ou non. DONC le baptême de désir relève du bon sens : DIEU supplée aux vices des hommes. Il est maître de ses lois. Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat. De même le baptême n'a pas été institué pour notre damnation, mais pour notre salut !

L'hérésie feeneyiste n'a pas tant de prise en France (le cas de l'abbé M. abandonné par presque tous ses fidèles en est bien la preuve), pour des raisons historiques ; mais les États-Unis eux sont la nation du libre examen et du protestantisme. Chacun se fait sa propre opinion. Je suis loin d'être anti-américain, j'ai souvent critiqué les Français qui parlaient à tort et à travers des États-Unis ; mais cette contrée a des avantages et des inconvénients.

Aucun saint ne nie que le baptême soit nécessaire au salut ; mais le baptême peut être reçu sans eau, par la grâce de Dieu. C'est ce que les feeneyistes ne comprennent pas, en répétant STUPIDEMENT "il a dit que le baptême était nécessaire, donc vous voyez, il ne peut pas défendre votre hérésie du baptême de désir" ; or le baptême de désir et le baptême d'eau ne sont qu'un seul et même baptême.

 

Le forum "cath info" scandalise plusieurs catholiques par son indulgence envers les feeneyistes hérétiques.

 

 

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Jean-Baptiste 22/08/2016 13:39

Mais les feeneyistes n'enseignent pas cela ! Je suis d'accord avec ce que tu dis ici, mais ce n'est pas ce que les feeneyistes enseignent !

Concernant le sacrement du baptême, je crois surtout que tu m'as mal compris ! Je ne méprise pas le rite, je dis que Dieu aurait très bien pu choisir un autre rite pour conférer ce sacrement. Donc ça n'est pas l'eau qui importe, mais la grâce que Dieu opère par elle. Qu'est-ce que tu trouves scandaleux dans de tels propos ?

Louis B. 22/08/2016 11:46

Bien sûr que nous ne sommes pas entièrement en désaccord ; je crois au baptême du désir, après tout.

J'affirme avec raison que je n'ai pas de temps et je ne voulais pas répondre immédiatement afin de limiter mon usage d'internet, mais me voici incapable de dormir à cinq heures du matin, ayant fumé du tabac à profusion suite à une belle journée remplie de grâces (comme le sont invariablement les visites de l'abbé Roy). Je vais donc continuer mon exposition un peu et je continuerai dimanche prochain comme promis.

Les interprétations orthodoxes du baptême du désir s'accordent pour dire que c'est le sacrement qui opère dans tous les cas, mais qu'il peut conférer la grâce de différentes manières. Par analogie, avec des dispositions suffisamment bonnes les péchés mortels peuvent être pardonnés par le sacrement de pénitence même avant que le prêtre prononce l'absolution (je ne t'apprends rien de nouveau). C'est toujours le sacrement qui donne la grâce puisque dans une telle situation la rémission des péchés nécessite le ferme propos de se confesser dès que possible.

Le désaccord concerne donc les différentes manières dont le sacrement du baptême opère la grâce. Soit qu'il est nécessaire pour se sauver de le recevoir en acte, soit qu'on peut dans certains cas le recevoir par vœu. Ayant passé à travers la controverse pélagienne, saint Augustin affirme la première possibilité ; suite au Concile de Trente, saint Bellarmin et saint Alphonse optent pour la deuxième. Dans l'un et l'autre cas, la Justice et la Miséricorde de Dieu sont intactes ; le Bon Dieu donne sa grâce, ainsi que les moyens de l'obtenir, à ceux qu'il choisit, sans aucun mérite de leur part.

Même dans le premier cas, nous ne pourrions pas dire avec certitude que ceux que nous voyons mourir sans être baptisés en acte sont infailliblement damnés. Pour éprouver la foi des chrétiens, le Bon Dieu pourrait toujours procurer le sacrement (et non seulement la grâce qui lui est associée) d'une manière spéciale et connue de lui seul, par exemple en ressuscitant temporairement le défunt ou en envoyant un ange pour le baptiser. C'est tout simplement une question des moyens objectifs du salut. Dans la même ligne de pensée, le Père Feeney avait assez de bon sens pour simplement dire que le baptême était le seul moyen de salut que Dieu nous a donné de connaître, et n'excluait pas que dans ses secrets il puisse y en avoir d'autres (sans nécessairement l'affirmer non plus).

Tes propos sur la prétendue valeur salvifique de l'eau sont scandaleux ; ça relève de la propagande des protestants les plus endurcis, qui se moquent de nos « sacrements magiques. »

L'essence du pharisaïsme, c'est la suffisance, et il y a autant de manières d'être suffisant que d'hommes.

Jean-Baptiste 22/08/2016 08:43

"Certes, le baptême est efficace pour ceux qui, avec toutes les dispositions nécessaires, meurent avec la ferme résolution de le recevoir; mais dans tous les cas, c'est le baptême – le sacrement du baptême, le baptême d'eau, le baptême tout court – qui est la source de la grâce sanctifiante."

-> Ce n'est pas ce qu'enseignent les feeneyistes. Ces derniers enseignent que celui qui ne reçoit pas le baptême d'eau au sens matériel du terme (l'eau qui coule sur le front) se damne. En vérité, ici tu dis la même chose que moi. Mais note que le désir IMPLICITE du baptême suffit : car celui qui désire la fin désire également les moyens.

Je ne suis pas un "anti-sacramentaire", je dis juste que ce n'est pas le rite lui-même qui importe le plus mais la grâce que Dieu opère par lui.

Habituellement on ne parle pas de prédestination à la damnation car Dieu ne prédestine pas au mal. Le prêtre sédévacantiste chez qui je recevais le catéchisme pour adulte enseignait, il me semble, qu'il n'y a pas à proprement parler de prédestination à la damnation. Mais ce n'est qu'une question de vocabulaire...

Louis B. 22/08/2016 06:12

Et une autre: "damnation de quelconque" devrait être "damnation de qui que ce soit". Je devrais relire mes commentaires de plus près avant d'intervenir!

Louis B. 22/08/2016 03:42

Bizarre, le texte s'affiche correctement maintenant. J'ai par contre eu le temps de repérer deux coquilles: "opérerer" devrait être "opérer" et "erronnée" devrait être "erronée".

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