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La survie de Paul VI et son retour à Rome

La survie de Paul VI et son retour à Rome

Le vrai Troisième Secret de Fatima reconstitué


L'acceptation pacifique du pape par l'Église universelle (2)

Publié par Jean-Baptiste sur 13 Septembre 2016, 19:06pm

J'ai reçu de nouvelles objections sur l'acceptation pacifique, mieux formulées. Or, en y réfléchissant, je crois avoir compris une chose importante, qui résout la seule difficulté que j'aie rencontrée en composant mon ouvrage "La survie de Paul VI : une certitude de foi". La question que je m'étais posée était la suivante : "comment se fait-il qu'il n'y ait pas eu un plus grand nombre d'évêques pour protester contre Wojtyla ?" Certes, la doctrine de l'acceptation pacifique implique bien l'assentiment moralement unanime des catholiques, et pas seulement de l'Église enseignante (sinon on ne parlerait plus d'Église universelle) ; mais comme le corps épiscopal ne peut errer gravement en matière de foi, il me paraît effectivement difficile de dire que l'unanimité morale des évêques puisse adhérer à une fausse règle de foi. Or, mon travail s'est renforcé face aux objections - et même parfois considérablement. Et là justement, je pense avoir compris la solution au problème...

Avant de vous dire quelle est cette "solution", je souhaite insister sur les vérités suivantes :

1°) L'infaillibilité de l'Église enseignée a beau n'être que passive, l'acceptation pacifique du pape par l'Église universelle n'en requiert pas moins l'assentiment moralement unanime des fidèles. Qu'il s'agisse simplement d'une confirmation, je le conçois (encore que ce ne soit pas prouvé car l'acceptation pacifique pourrait aller au-delà du magistère ordinaire universel, en reposant sur un fondement indépendant) ; mais en admettant que ce soit le cas, cela ne change rien au fait que cette confirmation est REQUISE.

2°) La doctrine de l'acceptation pacifique repose notamment sur le fondement de l'unité de l'Église : si l'unanimité morale des fidèles pouvait adhérer à une fausse règle de foi, alors la tête serait séparée du corps ; et l'Église ne serait plus une, mais divisée. Donc il est certain que l'acceptation des fidèles est absolument requise ; et c'est pourquoi l'argumentation de Monsieur X est fausse, comme celle de tous ceux qui disent que l'acceptation des cardinaux et des évêques suffit. On trouve certes des théologiens défendant cette idée ; mais ce n'est pas pas la majorité des théologiens (et d'ailleurs ils n'ont jamais été confrontés à une situation telle que celle à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui !).

 

Précisément, dans le cas de l'élection de Wojtyla, si l'acceptation n'a pas été confirmée par l'assentiment unanime des fidèles, cela semble indiquer que l'Église enseignante elle-même n'a pas reconnu pacifiquement et universellement l'antipape Jean-Paul II. D'ailleurs, Mgr Lefebvre a déjà dit que des centaines d'évêques étaient de son côté, en silence, dans le secret. Donc, ce que je veux justement vous dire, c'est que l'absence de reconnaissance universelle de la part des fidèles est probablement un signe que l'Église enseignante elle-même n'a pas reconnu Wojtyla, quoique dans le secret. La doctrine de l'acceptation pacifique n'exige pas que la contestation des évêques soit publique, mais que celle de l'Église universelle le soit. Aussi, de même que l'acceptation pacifique du pape par toute l'Église est un signe certain de la régularité de l'élection, de même l'absence d'acceptation pacifique de la part des fidèles semble être un signe certain de l'absence d'assentiment unanime de la part du corps épiscopal. En d'autres termes, c'est la désobéissance publique d'une partie notable des fidèles - et même de la partie la plus pure - qui nous a révélé l'absence d'assentiment occulte de l'Église enseignante : une minorité d'évêques pieux (voire de cardinaux) n'avait pas accepté Wojtyla dans son coeur. MIEUX ENCORE, l'existence d'un pape légitime en vie (Paul VI) empêchait l'assentiment moralement unanime de l'Église enseignante, car le Pape étant l'élément principal et prédominant de l'Ecclesia docens, sa survie à elle seule constituait un obstacle à l'assentiment unanime, sa voix prévalant sur toutes les autres ; et la désobéissance pratique des fidèles nous a donné le signe infaillible de sa survie.

Je vous remercie de m'avoir adressé ces objections - certaines plus heureuses que d'autres - car je n'étais jamais allé jusqu'au bout du raisonnement. Vous me permettez donc d'apporter une confirmation supplémentaire et encore plus précise de la certitude infaillible de la survie du Pape Paul VI...

 

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Jean-Baptiste 18/09/2016 08:25

Ce n'est pas le vrai Paul VI qui a condamné la Fraternité Saint Pie X (les exorcismes l'ont dit), et quand bien même il l'aurait fait ce serait par erreur et il se serait nécessairement rétracté par la suite, conférant à nouveau à la Fraternité sa juridiction, sans pouvoir l'exprimer du fait de sa captivité. Donc le statut officiel de la Fraternité suite à sa condamnation par le sosie n'est pas un argument valable, c'est même ridicule. Tout ce qu'il importe de considérer c'est que la Fraternité a été fondée sous le règne de Paul VI, et à ce titre elle bénéficie d'une juridiction, confirmée ou non par la fameuse lettre de mandat.

D'une part vous ne répondez pas véritablement au fond de mon argumentation relative à l'acceptation pacifique, et d'autre part je vous ferai une nouvelle fois observer que si vous croyez à la survie de Paul VI il vous est impossible de dire que Wojtyla a été accepté pacifiquement par l'Église universelle, même en apparence (car précisément cette doctrine repose sur l'apparence). Mais une fois de plus, l'origine de cette contradiction est votre opinion selon laquelle l'assentiment des évêques suffit.

Flavien 20/09/2016 22:18

Je veux bien croire que Paul VI dans les dernières années visibles de son pontificat n'était plus vraiment libre et que bcp de choses lui ont été attribuées sans que cela soit de lui et de sa vraie volonté, tout comme la pseudo abrogation de l'ancien rite saint Pie V, fraude indirectement reconnue même par Benoît XVI en 2007 ! Mais on n'invente pas une juridiction pour les besoins d'une cause ; elle doit être démontrée par un acte ou un écrit authentique, du pape en question. A défaut, elle ne peut pas être invoquée, ou comme souhait, comme espoir, supposition... Aucun prêtre de la FSSPX ne se permettrait de donner les sacrements en disant : "ah mais j'ai la juridiction de Paul VI ; tout simplement parce que la FSSPX a été fondée en 1970 et que le pape ne pouvait pas nous refuser une juridiction : donc on l'a..." Ce prêtre serait pris pour un menteur et un affabulateur, à raison, car on ne peut pas inventer une juridiction par déduction...
Pour la question de l'ACCEPTATION PACIFIQUE DE L'ÉGLISE UNIVERSELLE des élections de 1978, je vous redis qu'avant d'invoquer cette doctrine, il faut commencer par répondre à la question : Où ÉTAIT L'ÉGLISE VÉRITABLE EN 1978 ? Cette question là, préalable à tout, ne tient pas compte des apparences mais des réalités intrinsèques. Or, l'Église officielle, à l'instant même de l'élection de Jean-Paul I pour commencer s'est séparée du vrai pape, et à l'instant même, elle n'était plus l'Église, se séparant viscéralement de la racine et de la source de toute légitimité dans l'Église. La fausse Église des derniers temps, qui amènera pour finir l'Antéchrist, prend naissance là, à ce moment là. C'est d'ailleurs ce qu'annonce Léon XIII dans son exorcisme : "le trône de leur abomination dans l'impiété [au Vatican même !] EN SORTE QUE LE PASTEUR ÉTANT FRAPPÉ (ut percusso Pastore) LE troupeau puisse être dispersé." C'est pourtant clair !

Quelle preuve avez-vous qu'après ces élections sacrilèges et d'essence schismatique, à Rome et au Vatican, il s'agissait toujours bien de l'Église véritable ? Comprenez bien que l'ACCEPTATION PACIFIQUE ne vaut que s'il s'agit bien de l'Église véritable. Si des schismatiques (par exemple Palmar) acceptent pacifiquement une élection d'un pseudo-conclave, ça ne va pas en faire un chef légitime pour autant aux yeux de Dieu et de la véritable Église.

Par ailleurs, il est à noter que ceux qui prennent cet argument soi-disant majeur (acceptation pacifique), et donc reçoivent comme légitimes les derniers "papes" depuis 1978 ; néanmoins, en pratique, ils traitent ces "papes" de "précurseurs de l'antéchrist" et/ou d'antichrist, répandant des hérésies, etc. et donc ils ne les considèrent absolument pas comme la règle de la Foi !? Il s'agit donc de "papes" qui ne répondent plus aux définitions de la Foi sur ce qu'est ou doit être un pape... en nous disant pour finir que l'antéchrist sera un pape légitime !! Ils ne peuvent pas mieux nous convaincre de la fausseté de leur thèse, puisque tout le monde sait (ou presque...) que c'est une impossibilité théologique là aussi radicale.........

Flavien 16/09/2016 22:18

Je suis heureux de voir que pour finir (paragraphe final de votre texte ci-dessus : « MIEUX ENCORE, etc. »), vous prenez la bonne argumentation : Paul VI vivant en 1978 et en survie, on ne saurait parler d’un assentiment de l’Église universelle pour l’élection de 1978, en l’évinçant et en dehors de sa Personne. Tous les cardinaux et évêques résidentiels représentaient bien l’Église enseignante avant la nouvelle élection de 1978 ; mais leur pouvoir et leur juridiction, ils l’avaient par son pouvoir pontifical, plénier et central dans l’Église. Le Pape légitime, c’est LE fondement, la pierre angulaire de l’Église, en dehors de qui tout s’écroule. Donc, non seulement, l’Église universelle ne s’est pas exprimée véritablement en 1978, mais par les élections d’essence schismatique de 1978, ils sont devenus schismatiques en puissance, et donc potentiellement RIEN dans l’Église ! En aucun cas, dans ces circonstances, on ne peut parler de l’assentiment de l’Église universelle ! En effet, quand on se coupe du Pape, on se coupe de la source et de la racine, et on s’exclut même de l’Église ! Ce n’est pas la vue mondaine et extérieure des choses qui compte, mais la vraie réalité, même s’il elle est cachée. Le drame des pseudo-conclaves de 1978, c’est que la majeure partie des cardinaux étant ignorante de cette survie et donc de ce schisme qu’on leur faisait acter… (puisque seuls quelques cardinaux félons et hauts placés, francs-maçons, ont mis au point cette rébellion pour démolir l’Église), les choses de ce fait ne sont pas bien délimitées. Donc, n’étant pas formel (tant que Paul VI ne vient pas démasquer l’imposture publiquement), le schisme n’est pas ouvert, mais il le sera à son retour, et c’est là que les camps seront clairement délimités avec la fausse église de ténèbres qui montrera alors son vrai visage et donnera la main à l’Antéchrist, et Paul VI qui seul représentera la véritable Église légitime du Christ. Il est impossible de démontrer l’illégitimité de la fausse Église sans cela, et toutes les prophéties sont unanimes à ce sujet (le vrai pape ne sera pas dans le mauvais camp).

A ceux qui s’étonneraient que le Saint-Esprit ait pu laisser les choses ainsi, sans rien démasquer publiquement et officiellement ; la réponse (outre ce qui est dit dans mon précédent post) tient au fait que nous vivons la fin des temps, et que l’ampleur de la tromperie, certes fort troublante, est liée aux temps antéchristiques (et ne s’explique que par là) où nous savons que « même les élus seront séduits (troublés) s’il était possible » et donc que la tromperie sera grande, à tous les niveaux. L’exorcisme de Léon XIII l’indique déjà : « l’esprit de mensonge,… l’iniquité universalisée. » Par ailleurs, nous étions prévenus par de nombreuses révélations privées authentiques (La Salette 1846, Fatima 1917 et son 3e secret, M.J. Jahenny, A.-C. Emmerich, etc.), donc le Saint-Esprit nous a au moins prévenus qu’une crise très grave allait survenir dans l’Église, où le mal serait triomphant et l’Église véritable « éclipsée », « réduite à l’extrémité » (Annales du Mont Saint-Michel donnant des précisions sur la vision de Léon XIII, expliquant l’exorcisme) ! Comment mieux dire les choses ?

Mais les catholiques intelligents sont déjà pour le moins en mesure de constater que quelque chose d’anormal se passe à la tête de l’Église sans savoir discerner précisément « où est l’erreur » : même dans l’Église officielle, les meilleurs se posent des questions, comme par exemple la lettre (signée par 45 théologiens) dernièrement envoyée à FRANCOIS mettant en cause son document AMORIS LAETITA sur le mariage :
http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/025_25_06_2016/12_07_2016_45_theologiens_et_philosophes_vs_al.php

Flavien 16/09/2016 22:04

Puisque vous tenez à ce que l’acceptation pacifique et universelle de l’Église prenne en compte et intègre l’Église enseignée, donc les prêtres et les fidèles, je vous signale quand même que fondamentalement, ça ne change pas grand-chose au débat. Et qu’il n’y a donc pas lieu de continuer la discussion. En effet, par définition (cf. catéchisme), l’Église enseignée est sous la dépendance de l’Église enseignante. Un catholique qui se respecte est par définition, sous la dépendance d’un évêque résidentiel ayant juridiction sur son diocèse (sauf absence ou crise majeure), lui-même évidemment sous la dépendance d’un Pape authentique, à défaut de quoi il n’est lui-même rien du tout (au regard du gouvernement dans l’Église). Donc, n’est pas catholique, celui qui s’estime libre (et le revendique) de toute attache avec une authentique hiérarchie. C’est la constitution divine de l’Église et personne ne peut y échapper. Or, la FSSPX n’avait pas de juridiction actée et reconnue en 1978 (avant ou après le 6 août 1978, ça ne change rien) et de même pour le mouvement traditionnel dans son ensemble. Mgr Lefebvre était même suspens a divinis depuis 1976. Dès lors, comment pourrait-il représenter l’Église universelle et avoir un poids véritable dans le cadre de la reconnaissance pacifique et universelle de l’élection de 1978 ? On le voit aujourd’hui : n’ayant aucune juridiction et donc aucune Autorité, la FSSPX n’a pas de force pour s’imposer dans l’Église, sauf pour son admirable et héroïque combat de défense de la vraie Foi traditionnelle, en démontrant que l’Église officielle est moderniste et s’écarte de la doctrine enseignée depuis toujours ; néanmoins en refusant l’option sedevacantiste, et donc sans savoir expliquer ce paradoxe précisément...

Votre argument à ce niveau est donc boiteux et branlant, d’autant plus que « la croyance moralement unanime des chrétiens » que vous invoquez ne signifie pas du 100% comme l’explique très bien l’abbé Bernard Lucien dans son ouvrage (cf. lien signalé que vous n’avez pas du lire) : « Nous concluons doublement : 1°) il est certain que l’unanimité morale des évêques suffit pour que l’on puisse reconnaître l’exercice infaillible du magistère universel ; et 2°) bien que l’on ne puisse évidemment pas fixer un chiffre précis, on peut dire que lorsque plus des neuf dixièmes du corps épiscopal, avec le pape, manifestent leur accord, il n’y a plus aucune probabilité à nier l’exercice infaillible du magistère universel. » (p. 184)

J’en recopie donc ci-dessus le passage clé, qui démontre que même s’il y avait une résistance catholique aux réformes modernistes dans l’Église, numériquement, cette résistance ne remettait pas en cause « la croyance moralement unanime des chrétiens » (proportion majoritaire qui avait en plus, elle, l’appui de toute l’Église enseignante) et donc l’exercice du magistère universel. Sauf à considérer quand même qu’elle n’était l’Église enseignante légitime QUE dans la mesure où elle était dépendante du vrai Pape. A partir de l’élection des deux « Jean-Paul », cette certitude n’est plus !

Seule donc la survie du vrai Pape en août 1978 est en mesure de démontrer l’illégitimité radicale de l’Église moderniste officielle et de ceux qui ont suivi, et conséquemment des faux conclaves de 1978 (du théâtre en réalité sans légitimité et sans vérité, et le Saint-Esprit dans ce cadre là n’est pas obligé d’intervenir). Puisqu’en se coupant du vrai Pape, ils se coupent eux-mêmes de la source et de la racine, et perdent toute légitimité et toute vérité. CQFD. En 1978, il est donc bancale d’évoquer la « reconnaissance pacifique et universelle de l’Église » puisque, précisément, nous ne sommes plus bien en mesure de savoir où elle se trouve en réalité et en vérité !
Mais cette loi s’applique en revanche sans aucun doute à l’élection de Paul VI, en 1963, puisque Jean XXIII était assurément mort, et qu’absolument toute l’Église (enseignante et enseignée) a reconnu son élection et l’a considéré comme LE chef de l’Église catholique. C’est un fait dogmatique majeur qui oblige de foi et qui n’est pas une opinion et qui est un point capital pour comprendre la crise de l’Église.

Jean-Baptiste 16/09/2016 14:47

Comme je l'ai expliqué il est impossible que l'acceptation des fidèles ne soit pas requise, car la doctrine de l'acceptation pacifique repose précisément sur le fondement de l'unité de l'Église, et en l'occurrence sur le fait que le corps ne peut se séparer de la tête (et vice versa).

Jean-Baptiste 15/09/2016 20:12

Je vois bien que vous ne comprenez pas ma position, car vos propos sont hors-sujet.

Hage 16/09/2016 12:07

La première partie de ma réponse n'est pas hors sujet, il s'agissait de montrer que l'acceptation populaire ne peut être requise pour la reconnaissance pacifique d'un Pape, car toutes les questions concernant la doctrine, les faits dogmatiques et le régime dépendent du corps épiscopal uni au Saint-Siège (qu'il soit occupé ou vacant).

Le seconde partie (à partir de "Cependant,") était en effet un peu hors sujet, mais je trouvais important de rappeler qu'un grand nombre de théologiens (Viva, etc.) ont soutenu que, dans l'hypothèse d'une imposture, on ne peut avoir d'erreur au sens strict enseignée par le magistère du pape apparent; et que d'autres (Billuart, S. Alphonse de Liguori, etc.) ont soutenu qu'en cas d'adhésion de l'épiscopat, ce pape invalide devenait vraiment pape.

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