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La survie de Paul VI et son retour à Rome

La survie de Paul VI et son retour à Rome

Le vrai Troisième Secret de Fatima reconstitué


L'éternelle objection

Publié par Jean-Baptiste sur 24 Septembre 2016, 17:30pm

Suite à mon article intitulé "Une hérésie sédévacantiste, sur l'Ecclesia docens", deux personnes (qui sur le fond étaient d'accord avec moi) m'ont adressé l'éternelle objection selon laquelle l'acceptation du pape est déjà universelle lorsque le seul épiscopat a adhéré au pape. L'un d'eux, qui n'est pas survivantiste, dit donc que l'idée de la survie de Paul VI conduit au même problème que le sédévacantisme, à savoir l'idée que l'Église enseignante aurrait erré.

En réalité, on me fait répéter cent fois les mêmes choses... J'ai déjà prouvé que l'acceptation pacifique devait être accomplie par toute l'Église, et pas seulement par les évêques : car le fondement de cette doctrine est que la tête ne peut pas se séparer du corps (et vice versa) ; or l'épiscopat fait partie de la tête : donc c'est l'acceptation de tout le peuple fidèle qui compte, en ce sens que l'Église enseignée ne peut se séparer intégralement (ou presque) de l'Église enseignante. Aucun de mes objecteurs n'a répondu à cet argument, que j'ai pourtant énoncé à plusieurs reprises ; et de fait, si l'on ne m'a pas répondu, c'est précisément par que cette considération constitue une pierre d'achoppement pour ceux qui continuent de me dire, contre vents et marées, qu'il suffit que l'acceptation pacifique soit accomplie par les évêques seuls. Par ailleurs, j'ai déjà expliqué également pourquoi, à mon avis, bon nombre d'évêques n'avaient pas adhéré à Wojtyla au moment de son élection.

L'Église enseigne que l'épiscopat est collectivement immunisé contre l'hérésie, et généralement les théologiens vont jusqu'à dire que les évêques ne défenderont jamais, d'un même mouvement, une erreur qu'ils présenteraient comme une doctrine de foi. Mais l'Église n'enseigne pas qu'il soit impossible que presque tout l'épiscopat adhère à un antipape (notons que le Pape Paul IV a enseigné que tous les cardinaux pouvaient adhérer à un faux pontife ; or les cardinaux à eux seuls sont plus importants que tout le reste de l'épiscopat).

Suite à la crise de l'Église, la particularité est que les évêques ont été trompés petit à petit. Ils ont cru que les élections étaient régulières, ils ne comprenaient pas la situation. Cela dit, je reconnais tout à fait que la situation actuelle est particulièrement surprenante, et je ne prétends pas donner d'explication théologique exhaustive ni parfaite permettant de l'expliquer, contrairement à ce que font les sédévacantistes !

Car en soi, j'avoue qu'il est étonnant que presque tout l'épiscopat ait adhéré à de faux pontifes ; mais en même temps la foi nous enseigne qu'ils ne peuvent pas être papes, et l'une des meilleures preuves - je dirais la moins contestable - est celle des "canonisations", auxquelles on pourrait ajouter la nouvelle messe et les rencontres interreligieuses. Vu les personnes que les prétendus "papes" du Vatican ont prétendu canoniser, il est impossible que les "artisans" de ces canonisations soient des papes légitimes ; et si vous dites le contraire, je vois mal comment vous pouvez encore avoir la foi catholique. Le cas très récent de Mère Thérèsa en est une illustration évidente.

Je suis d'accord sur le fait qu'il ne suffit pas d'expliquer que le Vatican actuel ne peut pas être la véritable Église : il s'agit également de démontrer est la vraie Église (ce que ne font pas les sédévacantistes). Mais sur la question de l'épiscopat adhérant à un faux pontife, je répète que d'une part l'Église n'a jamais enseigné que c'était impossible, et d'autre part il s'agit d'un problème particulièrement complexe, qui touche aux méandres du raisonnement théologique.

Sur ce point, il y a deux différences majeures entre mon attitude et celle des sédévacantistes :

1°) Eux se contentent d'arguments purement négatifs ("untel ne peut pas être pape"), ou dans le cas des guérardiens, ils inventent des théories contraires à la foi.

2°) Plusieurs de leurs arguments sont infondés : et c'est spécialement le cas lorsqu'ils contestent la légitimité de Jean XXIII et de Paul VI.

 

Mais à l'instant où je m'apprête à terminer mon article pour le publier, je me fais la réflexion suivante, qui est à mon avis capitale et qui explique pourquoi une telle chose a pu arriver : si presque tout l'épiscopat a adhéré à un faux pontife, c'est très vraisemblablement parce qu'il ne l'a pas fait "ensemble et d'un même mouvement" ; car comme je l'ai déjà expliqué, Wojtyla n'a probablement pas été reconnu par l'unanimité morale des évêques. D'ailleurs il régnait une confusion formidable à cette époque, beaucoup de fidèles et d'écclésiastiques ne savaient plus que penser, et bon nombre d'entre eux n'ont obéi que par défaut. Le défaut d'adhésion universelle des fidèles, je l'ai déjà dit, semble justement indiquer qu'un nombre notable d'évêques n'avaient pas accepté Wojtyla sincèrement, dans leur coeur.

 

À l'attention de l'un de mes deux objecteurs, je tiens à répéter que même dans les circonstances exceptionnelles, les caractères de la Constitution divine de l'Église ne peuvent être contredits, car cette Constitution divine... est divine ! L'Église est le Corps Mystique du Christ, elle n'est pas la Synagogue !

 

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Jean-Baptiste 30/09/2016 19:06

Ce sont vos positions à vous qui ne tiennent pas debout. Cette proposition par exemple est hérétique : "Consciemment (les cardinaux félons et F.M.) ou inconsciemment (la plupart des membres de l’Église), le fait est que toute l’Église s’est donc détachée à ce moment là du vrai pape (plus aucune messe célébrée « una cum Paul VI », etc.), en déclarant donc le Siège vacant."

Vous n'avez pas un langage juridique. Mes écrits à moi sont conformes à l'orthodoxie catholique. Ma position est subtile mais juste.

Flavien 29/09/2016 17:33

Je crois que si les objections reviennent sans arrêt, c’est surtout parce que certaines de vos réponses & analyses ne sont pas satisfaisantes. Voilà la vraie raison.
Je suis bien d’accord avec vous lorsque vous écrivez que la situation de l’Église où on constate en 1978 une défection de la quasi-totalité pour ne pas dire la totalité des cardinaux et évêques résidentiels se raccrochant à une fausse papauté, est « surprenante » sur un plan humain et même théologique. Mais la question à se poser, c’est de savoir jusqu’où l’Église peut descendre et tomber sans pour autant que cela n’atteigne la constitution divine de l’Église… Là-dessus, tous les théologiens ne sont pas d’accord mais néanmoins, nous avons des données certaines qui donnent la voix de l’Église sur ce sujet, qui a trait avant tout à la visibilité.
En partant de l’hypothèse de la survie de Paul VI, le 1er acte commence le 6 août 1978, où quasi toute l’Église a déclaré et reconnu mort le pape Paul VI, pape légitime assurément du fait de la reconnaissance pacifique universelle d’absolument toute l’Église en 1963, sans aucune contestation d’où qu’elle vienne. Consciemment (les cardinaux félons et F.M.) ou inconsciemment (la plupart des membres de l’Église), le fait est que toute l’Église s’est donc détachée à ce moment là du vrai pape (plus aucune messe célébrée « una cum Paul VI », etc.), en déclarant donc le Siège vacant. Le lien pourtant primordial et impératif de rattachement au pape légitime, pour être appelé « catholique » et représenter donc l’Église (pour l’Église enseignante), était donc à ce moment coupé. Le 2e acte qui vient après ce 1er acte dramatique et aux conséquences incalculables, a été logiquement de se rattacher à de faux papes, issus de faux conclaves (les cardinaux ont certes le pouvoir d’élire le pape mais quand IL EST MORT pas quand il est vivant ! Autrement, ça s’appelle un SCHISME ! CQFD). Certes, le schisme, globalement parlant, n’était pas formel et conscient, mais c’est comme le péché ou l’hérésie : il produit néanmoins ses effets redoutables dès l’acte commis, même si ceux qui le commettent ne peuvent pas encore être nommés « schismatiques ». Ils sont à titre personnel schismatiques en puissance, potentiellement, lorsque les faits paraîtront au grand jour et donc viendront à leur conscience ; mais néanmoins d’ores et déjà, ils se sont coupés matériellement du vrai pape et donc de la source même de leur pouvoir dans l’Église. C’est ce qui était affirmé dans les révélations de l’exorcisme du 8 décembre 1978, par Béelzéboul après un combat homérique avec l’exorciste pour lui faire dire toute la vérité : « Le schisme est déjà là, mais il n’est pas apparent. Nous avons ainsi beaucoup plus de facilités. » (et Jean Marty de rajouter en note : « Il sera apparent quand Paul VI – « maintenu miraculeusement en vie par Dieu » (message de juillet 1976) – sera délivré par le Seigneur, et se manifestera publiquement au monde. ») Mais la racine du fait restera toujours le 6 août 1978, où quasi toute l’Église à ce moment a été trompée par des Ennemis, au Vatican, en posant « le trône de leur abomination dans l’impiété, en frappant le Pasteur, de sorte que LE troupeau soit dispersé » (dixit Léon XIII dans son exorcisme complet et authentique).
Donc, à partir des funérailles et de la déclaration de la vacance du Siège apostolique en août 1978 (Vacance et funérailles du pape défunt font partie de la Constitution de Pie XII sur l’élection du Pontife Romain, car c’est de fait le 1er acte impératif pour ouvrir un vrai conclave), eh bien toute l’Église officielle s’est détachée du vrai Pape, publiquement, solennellement. Toute l’Église officielle a rompu le lien qui existait jusqu’alors avec le pape Paul VI, par cet enterrement de 1ère classe. Un pape déclaré mort n’est plus reconnu comme l’autorité vivante dans l’Église. Là aussi : CQFD.
En vertu de quoi les cardinaux et évêques résidentiels sont immunisés contre ce genre d’erreur ? Il faut bien comprendre que la reconnaissance universelle (ou quasi) d’un mort qui en réalité est toujours vivant, même s’il est caché, N’EST EN RIEN UN FAIT DOGMATIQUE... C’est au contraire un acte schismatique masqué, caché, et aucun cardinal ou évêque n’est immunisé contre cela, seul ou en groupe. Or, le problème commence là, le 6 août 1978. Et le saint-Esprit n’est donc pas obligé de manifester cette erreur monstrueuse, cette « terrible erreur » (dixit J.P. I), même si elle a des conséquences incalculables pour toute la vie de l’Église ensuite.
Ne pas oublier que l’Antéchrist sera une IMPOSTURE religieuse, selon la définition même du C.E.C. reprenant là en fait l’enseignement de l’Église et des Pères, et de l’Écriture sainte elle-même. Ce terme est à rapprocher du titre du livre de Kolberg : « L’IMPOSTURE du siècle »… La légitimité dans ce contexte n’a évidemment pas sa place ! (devoir rappeler cette évidence est pitoyable)
Il est donc plus qu’évident que l’Antéchrist trompera subtilement l’humanité, en se parant de tous les atours de la légitimité, mais frauduleusement. L’Évangile nous dit même qu’il ira jusqu’à faire des MIRACLES : le mot, dans le texte grec est le même que celui utilisé pour les vrais miracles opérés par les apôtres ! Cela veut simplement dire qu’extérieurement, la tromperie sera telle que si l’on se fie à ce seul critère, eh bien on sera trompé… Il est d’ailleurs bien triste que d’ores et déjà, des auteurs qui par le passé ont fait preuve de clairvoyance, se fourvoient et se laissent berner par les précurseurs de l’antéchrist, en leur reconnaissant une légitimité certaine et en croyant aux miracles de « saint Jean-Paul II » ! On peut craindre qu’ils ne finissent par suivre l’Antéchrist ! alors que pourtant nous sommes largement prévenus, non seulement par l’Écriture sainte, la prière de l’Église mais aussi par les révélations privées authentiques !
Pour revenir au sujet, il est donc plus qu’évident que parler de la doctrine de « l’acceptation pacifique de l’Église universelle » pour les élections de 1978 est hors sujet dans le cas présent, puisque les cardinaux et évêques qui s’étaient donc détachés du vrai pape préalablement, toujours vivant ! ne représentaient donc plus « l’Église universelle ». Que ce soit d’ailleurs l’Église enseignante ou l’Église enseignée, le problème ne change pas, puisque, par définition, l’Église enseignée doit être en lien avec l’Église enseignante, elle-même en lien direct avec le pape légitime, pour prétendre être membre de l’Église catholique. Comment peut-on parler de « toute l’Église », « l’Église entière » ou « l’Église universelle » quand le pape toujours vivant est mis de côté ??? On marche sur la tête ! La papauté est une « monarchie absolue » de droit divin, et l’Église est bâtie sur cette pierre, et elle seule, et non sur la collégialité des évêques ou encore des fidèles ! Tout peut être reconstruit à partir du pape seul. L’Église de Palmar par exemple qui a fait schisme en 1978, à la mort officielle de Paul VI, ne pouvait par exemple pas représenter l’Église d’aucune manière, puisqu’elle avait rompu tout lien avec le pape légitime toujours vivant. Mais finalement quelle différence avec la secte conciliaire et maçonnique qui avait rompu le lien avec la source et la racine de leur juridiction ? Eux, ils ont élus d’autres faux papes… Même si le prestige de Rome et du Vatican est trompeur, nous sommes prévenus autant par La Salette que Léon XIII dans sa prière latine décrétée pour l’Église universelle que l’Ennemi posera son trône là : le lieu, mais non l’Église véritable puisqu’on sait que « jamais l’Église n’apostasiera » (dixt le cardinal Journet)
Comment peut-on encore représenter authentiquement l’Église enseignante quand on déclare mort et qu’on enterre le pape, alors qu’il est encore en vie ! : ? C’est en réalité un sacrilège, et c’est même la description parfaite de ce qu’annonçait Léon XIII : « le trône de leur abomination dans l’impiété ».
C’est ce qu’annonçaient d’ailleurs les plans maçonniques révélés par Pie IX et publiés par Crétineau-Joly : « Ils croiront suivre la bannière de saint Pierre, mais en réalité »
Or, la substitution s’est opérée là, à partir d’août 1978.
Donc, la question primordiale qui se pose après ce long exposé, et ce constat, c’est de savoir d’une part où était l’Église véritable en août 1978 (certainement pas dans une ex-hiérarchie qui avait donc solennellement rompu avec le pape !), et s’il est possible que l’Église véritable devienne presque invisible sur terre ? J’ai déjà répondu à cette dernière question dans mon précédent post, mais je complète :
D’abord, « là où est le Pape, là est l’Église » selon l’axiome bien connu et très vrai. Pour représenter l’Église universelle, étant entendu que selon la définition de l’abbé Lucien, c’est l’Église enseignante à la base (cardinaux, évêques résidentiels), il faut être ou avoir été sous la dépendance d’un vrai pape, et si le pape est toujours en vie, même caché, ce lien ne doit pas être rompu publiquement, solennellement, jusque dans la liturgie !
Ensuite, nous savons par la Salette que « l’Église sera éclipsée » : c’est en réalité la définition exacte de Paul VI en survie cachée, puisque nous avons bien un pape mais NON VISIBLE, éclipsé ! Je cite cette prophétie importante car elle a reçu l’imprimatur et a l’approbation de Pie IX. Ce passage comme celui de « Rome perdra la Foi et deviendra le siège de l’antéchrist » ont été d’ailleurs à l’origine de la guerre faite à Mélanie et au secret, que certains théologiens jugeaient comme impossibles théologiquement et donc contraires à la Foi. Or, cette prophétie, malgré les persécutions, n’a finalement jamais été condamnée et ce qu’elle annonce est donc conforme à la Foi, à la constitution divine de l’Église, car en visant Rome et le Vatican, ce n’est pas l’Église qui perdait la Foi mais les Ennemis s’implantant en ce lieu, frauduleusement, en prenant le pouvoir. D’autant plus que Léon XIII dans son exorcisme (1890) annonce la même chose, mais cette fois c’est la prière de l’Église figurant dans tous les rituels romains en latin, et donc infaillible ! Là aussi, une persécution naitra d’obscurs « théologiens » et le passage sera finalement supprimé des éditions postérieures sans même savoir quel est l’auteur du fait ! alors que la promulgation de l’exorcisme dans sa version intégrale figure bien dans les A.A.S. et qu’elle demeure bien sûr toujours valable !
Nous savons enfin, comme déjà indiqué, par diverses prophéties de l’Écriture sainte, comme la prophétie de Daniel annonçant « l’abomination de la désolation dans le lieu saint » et aussi que « la bête enlèvera par lui [le pape] le sacrifice perpétuel » (il n’est pas dit « avec son assentiment », mais au moins en utilisant frauduleusement son nom et son autorité). La bulle de Paul IV visait justement à tout faire pour empêcher une telle chose : que le siège de Pierre soit occupé par l’Ennemi !
Même si une situation semblable ne s’est évidemment jamais vue dans l’Église et qu’elle pose certainement des problèmes à différents niveaux, je suis du même avis que l’abbé Belmont, à savoir que « la survie de Paul VI, même si elle est invraisemblable, elle n’est pas impossible, et de surcroît elle ne s’oppose à aucune vérité de la Foi et ne nie aucun fait dogmatique. » Ce qui vient d’être dit ci-dessus le démontre amplement ! En revanche, le sedevacantisme est clairement une impossibilité théologique car alors, il n’y aurait plus ni pape, ni cardinaux légitimes : donc la succession apostolique serait irrémédiablement rompue, et l’Église vaincue par l’Ennemi !

Hage 27/09/2016 12:37

Cher Monsieur, nous avons tous ici un but commun, la recherche de la Vérité dans ces temps troublés.

Je ne suis pas survivantiste, ni sédévacantiste, ni lefebvriste, ni morliériste. Je crois que les papes modernes sont validement Papes et par conséquent n'enseignent jamais d'erreurs nettes, quoique leurs discours soient pleins de restrictions mentales et même d'équivoques volontaires. Elles sont illicites de leur part, mais la Bible même en est pleine (comme le PATER MAJOR ME EST, de l'Evangile de S. Jean, XIV, 28, qui serait tout de suite jugé hérétique si un moderniste le disait! et qui ne s'explique que par restriction mentale; je pourrais vous citer des dizaines d'exemples bibliques). Vous citez la canonisation de Mère Thérèse de Calcutta; il n'est pas vrai qu'elle ne proposait pas le baptême sur le lit de mort, et l'exemple de sa vie a converti plusieurs hindous (y compris celle qui lui a succédé dans sa charge de supérieure générale); de plus, il suffit que, comme le bon larron, S. Dismas, la dernière minute de sa vie soit en état de grâce et de ferveur pour aller au ciel et être canonisable (je ne suis pas le seul à le dire, l'infaillibilité des canonisations ne porte que sur la présence de la personne au Ciel, c'est ce qu'affirme la Catholica Encyclopaedia, http://newadvent.org/cathen/02364b.htm). S'ils étaient nettement hérétiques, cela ferait longtemps que les Papes modernes auraient approuvé en phrases claires et univoques la contraception, les pratiques impures, le divorce, etc., que le nouveau Catéchisme ne cesse de condamner !

Contrairement à ce que vous affirmez ici, vous n'avez pas répondu à ma question, qui est comment conciliez-vous votre position avec la bulle "Etsi multa luctuosa" de Pie IX?
Si l'on adopte votre opinion, rien n'empêcherait un vieux-catholique (hérétique visé par la bulle) d'affirmer qu'il a le droit de refuser le concile de 1870, car (d'après lui) toute la hiérarchie adhère à un faux pape, à un pape apparent (ou même à un usurpateur d'un Grégoire XVI survivant).

Deuxième point, vous n'avez jamais répondu à mon commentaire sur un de vos articles précédents, où j'écrivais: "Cependant, plusieurs théologiens (comme Suarez et Viva, voir http://books.google.be/books?id=vWBKAAAAcAAJ page 561) ont soutenu qu'il est possible qu'un pape ne soit pas vraiment pape, à cause de démence ou à cause d'un vice secret dans l'élection, comme à l'époque où la bulle "Cum tam divino" était valide (de Jules II qui l'a promulguée à Pie X qui l'a abolie); mais ils ajoutent tous que dans ce cas, tant que les cardinaux et les évêques adhèrent à ce pape apparent et ne dénoncent pas son défaut, ce pape apparent est assisté divinement pour que son magistère soit infaillible ! D'autres théologiens cependant considéraient ce pape apparent comme pleinement pape (Billuart, S. Alphonse de Liguori, Passerini, Bouix), et c'est la doctrine commune depuis Pie X."

Troisième point, vous n'avez jamais répondu à ma question: au moment même où Caiphe désirait la mort du Messie, S. Jean affirme que Caiphe prophétisait car il était grand-prêtre ! Vous niez que ce soit une infaillibilité, et pourtant ce l'était. Nous utilisons la même expression (oracle pontifical) pour désigner les définitions du Pape, et même ses décisions orales autoritaires (le cardinal Manning en 1870 avait demander qu'on désigne expressément les "oracula vivae vocis" - oracles de vive voix - du Pape comme infaillibles, mais cela n'a pas été fait, par crainte de la réaction de la minorité hostile). S. Jean dit que Caiphe prophétisait, car il était grand-prêtre. Comment expliquez-vous son don de prophétie? À quoi sert cette précision "car il était pontife", si ce n'est pour justifier son don de prophétie?
Si les prêtres juifs étaient illégitimes, qui conférait la mission d'enseignement aux scribes et aux docteurs de la loi, qui, d'après vous, étaient infaillibles? Il s'agit d'une mission canoniquement conférée par l'autorité, sinon ils n'auraient aucune légitimité.
D'ailleurs, tous les auteurs ont dit que ce fut par obéissance que le Christ répondit à la question solennellement posée par Caiphe lors de son procès, alors qu'il aurait pu se taire comme chez Hérode.
Les arguments que vous citez contre la validité de Caiphe sont des arguments contre la licéité. De plus, Aaron, de la tribu de Lévi, avait une épouse de la tribu royale de Juda, ce qui explique les mariages fréquents entre ces deux tribus et comme le montre le cas de Sainte Elisabeth, mariée à Zacharie, de la tribu de Lévi, et cousine de la Sainte Vierge, de la tribu de Juda (il n'est donc pas sûr que le pontife Simon ne descendait pas d'Aaron).
Il est impossible que le Christ Enfant fût présenté au Temple par sa divine Mère à des prêtres invalides, ni que Sainte Anne eût confié sa Fille à des imposteurs ! Le but de la religion juive était d'être la Religion pratiquée publiquement par le Messie et sa Mère Immaculée. Contre cet argument, les vôtres ne valent pas grand'chose.

Quatrième point, un hérétique peut monter validement sur la Chaire de Pierre. Vous n'avez toujours pas répondu à ma démonstration.
La simonie n'invalidait l'élection pontificale qu'entre la décision de Jules II (bulle CUM TAM DIVINO) et le décret de Pie X (Constitution "Vacante Sede Apostolica", 25 décembre 1904, paragraphe 79, http://www2.fiu.edu/~mirandas/vacante.htm), déclarant valide désormais l'élection pontificale simoniaque !
Depuis ce temps-là, un type au moins d'hérétique peut s'asseoir validement sur le Siège de Pierre.
En effet: L'acte simoniaque, et non seulement la doctrine de Simon le magicien, est une hérésie d'après S. Thomas (Somme, partie II-II, question 100, art.1, http://www.newadvent.org/summa/3100.htm), et d'après le Pape S. Grégoire VII (cité par S. Thomas et par Sixte IV), le pape Sixte IV et le pape Jules II (dans sa Bulle "Cum tam divino", il dit trois fois que l'élu simoniaque est coupable d'hérésie simoniaque). Sixte IV renchérit encore: dans sa bulle "Perniciosam aut verius" (22 mai 1472, http://books.google.be/books?id=s_mIHw0OH7AC p.208) après avoir rappelé que la simonie est condamnée par les deux Testaments, Sixte IV affirme (en citant S. Grégoire) que, comparés à la simonie, les autres crimes sont comptés pour rien, et que l’impie hérésie de Macédonius (négation de la Divinité du Saint-Esprit) est plus tolérable que la simonie.
M. Morlier a même rappelé dans un de ses livres que le Pape Vigile, qui fut d'abord antipape schismatique et monophysite pendant plusieurs années, devint immédiatement orthodoxe dès qu'il fut accepté par le clergé romain sous la pression impériale byzantine. De même, j'ajouterai que Pie II, conciliariste convaincu, condamna le conciliarisme une fois élu; et Adrien VI, qui avait enseigné comme professeur à Louvain la faillibilité des papes et l'absence de pouvoir de confirmer chez les prêtres, même avec une dispense papale, une fois élu pape concède ce même pouvoir aux missionnaires franciscains en Amérique.

Flavien 30/09/2016 17:07

M. Hage : je réponds ici à votre « deuxième point », qui est intéressant en effet, mais à mon sens hors sujet, comme je viens de l’écrire. En effet, dans l’optique de la survie de Paul VI, nous ne sommes pas en présence avec les élections de 1978 d’irrégularités ou de vice dans l’élection (comme les cas indiqués clairement dans la constitution de Pie XII sur l’élection du Pontife Romain, comme le non respect des consignes de vote et du nombre de voix nécessaire), encore moins de démence, mais d’un faux conclave, puisque le pape légitime vivait toujours. Il ne s’agit donc même pas d’un conclave irrégulier de l’Église catholique, mais d’un acte déguisé de SCHISME, comme je viens de l’écrire en détail dans le post ci-dessus. Ca change évidemment beaucoup de choses… Nous sommes donc plus, en pratique, dans le cas de l’erreur commune. La grâce peut quand même passer par l’Église officielle du fait de l’ignorance invincible où sont plongés la plupart des catholiques aujourd’hui. Par ailleurs, Paul VI de là où il se trouve peut donner juridiction (certes non encore publique) aux meilleurs éléments de l’Église catholique actuelle (mouvements traditionnels, et certains bons évêques & cardinaux de l’Église officielle), faisant en sorte que la grâce passe et que l’Église reste visible (même si pour le moment, on ne peut pas le prouver par des documents authentiques).
Néanmoins, je suis d’accord avec la pensée que le Bon Dieu ne laissera pas les fidèles dans l’ignorance totale de ce schisme de l’Église officielle quand cette dernière les mènera à de graves erreurs, sans intervenir et manifester le vrai pape. Par exemple, il est inconcevable que cette Église officielle qui prend en pratique la place de l’Église catholique sur la scène mondiale, mène les fidèles à suivre l’antéchrist (qui n’est pas encore là mais ne saurait tarder), ou à dévier gravement de la Foi ou de la morale, sans qu’auparavant le vrai pape ne se soit manifesté publiquement pour dénoncer l’imposture…
D’ailleurs, ce moment approche, car le schisme du 6 août 1978 ou l’Église officielle s’est coupée du pape, n’étant plus de ce fait catholique, va devenir schismatique au niveau doctrinal, comme c’est exposé ici :
http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/025_25_06_2016/24_09_2016_schisme_ou_heresie.php

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