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La survie de Paul VI et son retour à Rome

La survie de Paul VI et son retour à Rome

Le vrai Troisième Secret de Fatima reconstitué


La corruption des moeurs (bis)

Publié par Jean-Baptiste sur 23 Octobre 2016, 13:00pm

Dernièrement je lisais les discussions d'un forum anglophone traditionaliste, et je vis un membre du forum critiquer d'autres membres, sur la question des films et de l'occasion de péché. Il faisait remarquer que plusieurs personnes de ce forum évoquaient tel ou tel film profane dans un sujet de discussion, en ayant des propos du type : "je ne le recommanderais pas, il contient des scènes pornographiques". Celui qui les critiqua leur fit observer qu'en visionnant ce genre de films profanes, ils se mettaient nécessairement en occasion prochaine de péché mortel ; or, se mettre en occasion prochaine de péché mortel sans nécessité, selon l'enseignement de l'Église, c'est déjà commettre un péché mortel, car c'est exposer son âme à un péril grave. Naïvement je me disais que les autres membres seraient globalement d'accord avec cette critique (au moins ceux qui ne commettaient pas ce péché), mais ce que j'ai vu m'a surpris beaucoup et m'a conforté dans l'idée que même au sein de nos milieux traditionalistes, ça va de plus en plus mal : car tous les membres que j'ai lu étaient hostiles à celui qui dénonçait ces vices, ils se sont tous ligués contre lui.

Sur ce même forum, j'ai été banni pendant 1 jour (et menacé de bannissement définitif) parce que je défendais la survie de Paul VI ; et à côté de cela, le forum tolère que plusieurs de ses membres disent qu'on peut s'exposer délibérément au danger du péché mortel, sans motif légitime. En réalité, il était parfaitement fondé de la part de cette personne de dénoncer l'attitude de ceux qui regardent des films profanes. En ce qui me concerne j'évite au maximum de regarder des films, sauf lorsqu'il y a peu de danger, ou lorsque le film peut présenter un intérêt pour la foi. Par exemple récemment j'ai voulu voir si le film sur le siège de Vienne était conforme à la morale, mais j'ai rapidement vu qu'il y avait des femmes très immodestement vêtues. Habituellement il ne faut même pas essayer, car on se met en occasion prochaine de péché mortel. Là je l'avais fait seulement parce que ce film pouvait présenter un intérêt apologétique (il a d'ailleurs déplu aux grands médias à cause de ses vérités sur le caractère dominateur de l'islam), et j'ai arrêté dès que j'ai vu que c'était dangereux ; mais regarder de façon habituelle des films profanes, c'est nécessairement se mettre en occasion prochaine de péché mortel.

Les contradicteurs de celui qui dénonçait ce vice disaient, avec hypocrisie, qu'il interprétait mal la doctrine de l'Église. Un autre alla jusqu'à faire une plaisanterie malsaine : "presque tous mes films sont piratés, donc de toute façon je suis déjà damné pour piratage". C'est une blague de réprouvé !

Nous rencontrons exactement le même problème lorsque nous parlons de l'enseignement de St. Thomas sur l'acte conjugal : on nous dit "vous interprétez mal", comme l'ont toujours fait les hypocrites, et comme le faisaient déjà les pharisiens.

Cet enseignement du docteur angélique ne comporte absolument aucune équivoque :

"Par conséquent, il n'y a que deux manières par lesquels les époux peuvent se connaître dans la chair sans aucun péché : à savoir en vue de la procréation, et en vue de rendre le devoir [et non de le demander] ; autrement il y a au minimum un péché véniel." (Question 49 de la Somme théologique).

Sur les forums anglophones que j'ai fréquentés, ceux qui récusaient cette doctrine avaient au moins l'honnêteté d'avouer que c'était bien ce que St. Thomas enseignait (il suffit de savoir lire) ; mais nos contradicteurs, non ! D'habitude on oppose St. Thomas et St. Augustin au magistère de l'Église, c'est-à-dire qu'on décrit ces deux auteurs comme ayant une "conception stoïcienne de la sexualité et du mariage" (!), et on décrit le magistère comme du pain béni autorisant la licence de la chair. Alors qu'en réalité le magistère n'a pas dit qu'il y avait absence de péché véniel dans les actes conjugaux sans finalité procréatrice immédiate, c'est simplement qu'il n'en a pas parlé (probablement par peur de provoquer une défection chez certains chrétiens).

 

Encore une fois, ces discussions font souvent polémique, comme celles relatives à la régulation naturelle des naissances...

Mais j'insiste sur le fait que rendre le devoir est très important. Je connais le cas d'un homme qui avait une femme frigide (ça existe), et qui sous ce prétexte, commettait l'adultère avec d'autres. Un jour sa femme se trouva sur son lit de mort, et tous deux pleurèrent : l'homme parce qu'il avait commis l'adultère durant sa vie, et la femme parce qu'elle n'avait pas rendu le devoir conjugal. Elle demanda pardon à son mari d'avoir agit ainsi, et après sa mort l'homme alla pleurer sur la tombe de son épouse, en lui demandant pardon à voix haute d'avoir commis l'adultère...

Dans cette affaire, les deux étaient coupables. Le péché du mari était plus laid, mais le péché de la femme était bien réel.

 

 

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