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La survie de Paul VI et son retour à Rome

La survie de Paul VI et son retour à Rome

Le vrai Troisième Secret de Fatima reconstitué


La corruption des moeurs (bis repetita 5)

Publié par Jean-Baptiste sur 28 Novembre 2016, 14:17pm

J'enchaîne, toujours sur cette question de l'usage du mariage sans finalité procréatrice immédiate, car j'ai fait d'autres découvertes.

Mon objecteur me dit :

« Parler de péché véniel pour des actes "LICITES" et qui sont décrits par le pape lui-même "comme manifestation d'affection et sauvegarde de MUTUELLE fidélité", donnant "la preuve d'un amour vraiment et intégralement honnête" ; relève du jansénisme et du pharisaïsme, bien éloigné du véritable esprit évangélique.

« Mon propos est vif parce que je suis outré que vous vous permettiez, à l’âge que vous avez, sans expérience et sans aucune autorité dans l’Église et sans même être théologien, de pondre des critiques sur une "catéchèse catholique du mariage" d’un valeureux prêtre qui a obtenu une imprimatur romaine pour son œuvre. Pour qui vous prenez-vous ? »

Ici, celui qui s'oppose à nous prétend que le terme de "licéité" exclut toute forme de péché. Cette affirmation prouve qu'il n'a pas lu d'ouvrages anciens et sérieux sur la question de la morale conjugale : car c'est purement et simplement faux, et je vais le prouver de la manière la plus claire. Il est vrai qu'habituellement, quand on emploie le terme de licéité, cela suppose que l'action visée ne présente rien de répréhensible, et qu'elle est donc pleinement autorisée, soit par la nature soit par la loi civile. J'avais moi-même adressé cette remarque à mon frère à propos du magistère des derniers papes ; mais mon frère m'avait répondu à juste titre que la licéité de l'acte conjugal s'envisageait in globo, et donc qu'il était parfaitement vrai de dire, comme l'ont fait les papes modernes, que l'usage du mariage sans finalité procréatrice immédiate était licite. C'est même licite lorsque les deux époux ont une intention défectueuse, et non pas seulement l'un des deux : car en raison des biens du mariage et de la tolérance que suppose cet état, leur action n'est pas un péché de fornication mais un usage imparfait du mariage, que l'Église tolère afin d'éviter de plus grands maux.

Rolandus Bandinelli, futur Pape Alexandre III, a enseigné que "l'union conjugale, même pour la simple satisfaction du désir, n'est pas un acte de fornication, mais un acte licite en vertu des biens du mariage" ; or il faisait en même temps partie de ceux qui enseignaient que l'usage du mariage sans finalité procréatrice immédiate relevait du péché véniel. Donc il s'agit d'une réfutation magistrale de l'idée selon laquelle le terme de "licéité" exclurait tout péché véniel. Ici, le futur Pape Alexandre III qualifie de "licite" un acte qui est en même temps, selon lui, un péché véniel de la part de celui des époux qui en fait la demande ; car il parle, encore une fois, dans le cadre de l'état de tolérance que suppose le mariage.

Notre objecteur qualifie mon attitude de "jansénisme et de pharisaïsme, bien éloigné(e) du véritable esprit évangélique". Dans ce cas la majorité des théologiens, tous les Pères, et le docteur angélique en personne, étaient des "pharisiens jansénistes éloignés de l'esprit évangélique" ! Parmi les arguments d'autorité qu'il soulève contre moi, il dit que je suis jeune, sans autorité dans l'Église, et nullement diplômé en théologie. Je lui réponds que Salomon était jeune aussi, que Sainte Brigitte de Suède enseignait leur devoir aux princes séculiers et ecclésiastiques de toute l'Europe chrétienne (sans avoir d' "autorité dans l'Église"), et enfin que Sainte Catherine de Sienne, qui faisait la même chose, n'était pas théologienne non plus (d'autant moins qu'elle était du sexe féminin, ce qui exclut une qualification théologique au sens strict). Je réponds ainsi non pas pour me comparer aux personnages que je viens de citer, mais pour faire voir que les arguments d'autorité n'ont pas grande valeur.

À propos de l'âge, j'ai souvent entendu cette remarque, destinée à me disqualifier dans diverses disputes. Or la sagesse n'attend pas l'âge, et la vieillesse n'est pas une preuve de sagesse. Là encore, je citerai l'exemple de Salomon, qui a reçu la vertu de sagesse dans sa jeunesse (parce qu'il l'avait demandée), et qui l'a perdue dans sa vieillesse, parce qu'il a cédé à la lubricité. Dans la Bible, le vieil homme est un symbole du péché. Les révélations d'Anne-Catherine Emmerick et celles des exorcismes suisses disent bien que le successeur de Paul VI sera jeune, car Dieu prouvera ainsi qu'il ne gouvernera pas par une prudence et une sagesse humaine, mais par Son divin conseil. Nos lumières ne viennent pas de nous, mais du Seigneur ; et il faut tout rapporter au Seigneur. C'est pourquoi l'homme ne doit pas s'enorgueillir de son âge, de son autorité ou de ses diplômes.

Les prêtres et les évêques, dans leur ensemble, se sont en grande partie privés des bénédictions de Dieu, en négligeant d'accomplir sa loi et de suivre l'inspiration de la grâce. C'est bien pour cette raison que si peu de prêtres croient à la survie du Pape Paul VI.

Enfin, dans l'article que j'ai utilisé pour citer le Pape Alexandre III, il est dit une chose qui confirme très exactement mon sentiment, à savoir que c'est seulement depuis notre époque à nous que les tendances théologiques se sont inversées à propos de l'usage du mariage et du péché véniel. L'auteur écrit explicitement que ce n'est que depuis le XXème siècle qu'un nombre croissant de théologiens ont eu une vision décomplexée de l'union charnelle, et elle ajoute que les Pères de l'Église enseignaient tous qu'en dehors de la procréation ou du devoir conjugal, il y a toujours au minimum péché véniel (de la part de celui des époux qui fait la demande). Mais comme cette femme est sous l'empire de la mentalité voluptueuse de notre époque, elle voit là un "ascétisme rigoriste", ce que vous appelez vous du "jansénisme", du "pharisaïsme", et d'autres du "catharisme" !

Je cite :

"La croyance selon laquelle un couple chrétien [ou non] peut rechercher et jouir du plaisir attaché à l'union sexuelle sans intention de procréer, de rendre le devoir ou 'éviter la fornication' est devenue l'opinion dominante parmi les intellectuels seulement au XXème siècle."

(The Conjugal Debt and Medieval Canon Law, Elizabeth M. Makowski)

 

Auparavant, l'usage du mariage était toujours envisagé sous cet angle de la procréation, ainsi que du devoir conjugal comme moyen d'éviter un mal plus grand (la fornication, l'incontinence,etc.) ; mais en aucun cas comme un plaisir qu'il fallait décomplexer, et qui serait pur de tout péché lorsque la finalité procréatrice n'est pas accomplie. Ce n'est que depuis le XXème siècle, avec l'apparition de la mentalité érotique et sexologue, qu'on parle de la sexualité comme "moyen d'épanouissement du couple", allant jusqu'à recommander des pratiques efféminées telles que la "synchronisation du plaisir", comme le fait le Père Barbara lui-même, en cédant à ces théories sexologues selon lesquelles l'homme devrait chercher à faire plaisir à sa femme ; or un tel état d'esprit comporte des risques considérables, et j'ai vu une femme catholique avoir la force de l'avouer d'elle-même sur internet, malgré son sexe. C'est ce genre de théories qui ont donné lieu à des abus honteux et gravement peccamineux, dont je préfère éviter de parler, et ce au nom de la "globalité de l'acte", de la "sexualité unitive", et que sais-je encore. En d'autres termes les théologiens laxistes qui prônent ces pratiques honteuses disent que les gestes s'inscrivent dans la globalité de l'acte, et donc qu'ils respectent la fin à laquelle ils doivent être ordonnés,etc.

Un théologien éminent cité dans la brochure de Simon fait voir que des époux qui s'adonnent excessivement à la concupiscence ne font rien qui augmente "l'épanouissement du couple", mais qu'ils se dégoûtent d'eux-mêmes et qu'ils ruinent au contraire leur couple, en récoltant ce que le Christ appelle dans les révélations d'Anne-Catherine Emmerick "les fruits amers de la concupiscence".

Vous noterez que les catholiques tels que Louis-Hubert Remy, qui fanfaronnent beaucoup à propos de la doctrine catholique, et qui se vantent d'oeuvrer à sa préservation, n'ont à ma connaissance jamais dénoncé cette mentalité sexologue et cette quasi-disparition de l'enseignement traditionnel, à savoir que l'usage du mariage sans finalité procréatrice immédiate est entaché de péché véniel (de la part de celui des époux qui en fait la demande). Je peux me tromper mais je ne l'ai jamais vu parler de ça, ni aucun autre sédévacantiste.

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PAUL VI 29/11/2016 06:37

"L'erreur est humaine, mais y persévérer est diabolique" : c'est votre cas, puisque malgré tout ce qui vous a été clairement écrit précédemment, vous persistez à écrire que : "chez celui qui demande le devoir [conjugal], c'est toujours au minimum un péché véniel." !!!
ou encore : "en dehors de la procréation ou du devoir conjugal, il y a toujours au minimum péché véniel (de la part de celui des époux qui fait la demande)." !!! (distinguo du reste absurde, puisqu'on suppose que l'acte conjugal est réalisé d'un commun accord, à moins d'un viol ! PAUL VI du reste ne rentre pas dans ce distingo absurde mais parle au contraire toujours DES CONJOINTS, précisant d'ailleurs que : "les conjoints usent légitimement d'une disposition naturelle".
Donc, PAUL VI, en évoquant l'usage du mariage pendant les périodes infécondes, emploie plusieurs termes parfaitement clairs : "licite…, légitime…, honnête…, manifestation d'affection… et sauvegarde de mutuelle fidélité…, preuve d'un amour vraiment et intégralement honnête…" !
Comment osez-vous encore parler de péché véniel après de tels qualificatifs ?!
Au lieu de faire amende honorable et de rectifier vos erreurs, vous en remettez donc encore une couche lamentable, et vous vous ridiculisez.
Contrairement à ce que vous écrivez de manière mensongère, PAUL VI dans HUMANAE VITAE a bien indiqué que l'usage du mariage sans finalité procréatrice immédiate est pur de tout péché véniel, dans les conditions qu'il indique. Le texte très clair a déjà été reproduit dans le précédent message, mais puisque vous ne comprenez pas le français, et que vous tordez et trahissez l'enseignement pourtant très clair de l'Église à ce sujet, je vais vous le dire d'une autre manière.
L'Église a toujours accepté de célébrer et de bénir des mariages de personnes ayant passé l'âge de procréer ou des remariages de veufs ou veuves qui eux aussi ne sont plus en âge d'avoir des enfants. Ca ne date pas d'hier ! Donc, l'Église, en bénissant ces unions reconnait que l'usage du mariage sans finalité procréatrice n'est pas un péché (saint Paul le dit explicitement lui-même, tout en conseillant néanmoins pour ceux qui le peuvent, un état de vie supérieur, en restant célibataires, sans conjoint, mais à condition de vivre cet état dans la chasteté…).
Or, l’Église ne pourrait bénir des unions qui, selon vous, seraient par nature peccamineuses ou qui seraient par nature au moins des occasions de péché continuelles, puisque, toujours selon vous, il y a péché véniel si l’acte sexuel est commis sans être relié à la procréation !… Rendez-vous compte : vivre tous les jours sous le même toit et dormir tous les jours dans le même lit, lieu d’intimité on ne peut plus grand, avec l’être aimé, sans finalité procréatrice, mais sans pouvoir lui manifester son affection par un acte conjugal (car c’est un péché véniel selon vous !!), ce qui est pourtant, nous dit Paul VI, « une sauvegarde de mutuelle fidélité » ! C’est monstrueux d’écrire que, eh bien oui, l’Église tolère le péché et bénit donc ces unions donc peccamineuses, et aussi donc les péchés ou les occasions de péchés qui lui sont liés !!
Comment osez-vous écrire indirectement que PAUL VI déclare donc ainsi LICITE et HONNÊTE et LÉGITIME le… péché véniel !?
Est-ce que vous vous rendez compte de l’énormité de votre supposition ?
Pour le reste de votre propos : bien-sûr qu’il est louable de vivre dans la continence, même dans le cadre du mariage, mais cela doit être une décision murement réfléchie et partagée par les conjoints pour des motifs spirituels supérieurs. Ivan Gobry dans un livre récent en donne d’ailleurs de beaux exemples : « Mariage et continence » (éd. Clovis) dont je vous recopie le résumé ci-dessous. Mais, comme l’écrit l’auteur, il s’agit là de grâces spéciales car ordinairement le mariage « est naturellement orienté vers l’acte conjugal ».
L’Église a par ailleurs toujours enseigné que la virginité et le célibat est supérieur au mariage, mais à condition qu’il soit vécu dans une grande chasteté : à défaut, ça deviendrait un état de vie inférieur à celui du mariage qui est justement proposé pour « éviter le risque d’impudicité » et comme « remède à la concupiscence », ce qui en fait un état de vie saint et sans péché.
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MARIAGE ET CONTINENCE, par Ivan Gobry : (résumé)
L'histoire commence à la fin du XIVe siècle. Angéline de Marsciano, âgée d'à peine douze ans, fait voeu de virginité. Quelques années plus tard, son père lui prescrit de se marier malgré tout, la promettant à un jeune comte nommé Jean. La veille des noces, Angéline se jette aux pieds de son fiancé et lui confie qu'elle a promis à Jésus-Christ de rester vierge. La réponse de Jean, rassurante, dégage un parfum céleste : "Devant le roi des rois, tout autre fiancé doit s'humilier et disparaître. Soyez en paix : je ne chercherai jamais à attenter à votre virginité... Je serai le serviteur de la fiancée de Jésus-Christ." Les deux époux, vivant sous le même toit, garderont la continence jusqu'à leur mort.
C'est ce récit, et d'autres encore, que raconte Ivan Gobry. Il nous retrace l'histoire attachante de presque quatre-vingt-dix cas de chrétiens : engagés dans les liens du mariage - qui est natu-rellement orienté vers l'acte conjugal -, ils ont pourtant préféré suivre l'appel d'une grâce spé-ciale. Ils ont vécu comme frère et soeur, ou même se sont dirigés, l'un et l'autre, vers des lieux de retraite et de prière. L'auteur rappelle, en fin d'ouvrage, les enseignements de l'Eglise qui permettent d'y voir plus clair dans cette conjonction du mariage et de la chasteté parfaite. Un livre aux chroniques surprenantes mais surtout édifiantes. Il fait respirer un air pur et bienfai-sant, aux antipodes du siècle.
208 pages - 14 x 21 cm (13,00 EUR)

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