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La survie de Paul VI et son retour à Rome

La survie de Paul VI et son retour à Rome

Le vrai Troisième Secret de Fatima reconstitué


La permanence de l'Église enseignane (bis repetita 2)

Publié par Jean-Baptiste sur 11 Janvier 2017, 09:10am

 

Un dénommé Bastien formule des objections contre ma thèse sur la préservation de l'Église enseignante. Il a exactement les mêmes arguments qu'un breton qui souhaite rester anonyme, et que nous surnommerons "Breton", par commodité. Ce dernier fait valoir que les statuts de la Fraternité Saint Pie X sont diocésains, et donc qu'elle ne peut pas représenter l'Église enseignante. En fait, nous sommes faces au même raisonnement que celui d'un positiviste qui contredirait un partisan du droit naturel, en lui disant sarcastiquement "et vous avez fait du droit !", exactement comme le veut l'attitude de Bastien à mon égard. Le droit n'est pas un raisonnement étriqué sur des status et des lois humaines ; c'est un raisonnement sur la justice et l'ordre à appliquer. Ce qui importe dans notre cas d'espèce, ce ne sont pas les statuts de la Fraternité Saint Pie X, mais ce qu'elle est réellement.

Mgr Lefebvre ne pouvait pas demander à la curie maçonnique plus qu'il ne pouvait obtenir. J'ajouterais que la révocation de l'autorisation diocésaine est nulle, parce qu'elle a été décidée sous le règne du sosie, donc sans l'aval du vrai pape.

L'Église enseignante est composée du pape et des évêques (et en l'absence de pape, des évêques seuls). Évidemment, ces évêques doivent bénéficier d'une juridiction, afin d'avoir mission d'enseigner ; sans quoi ils ne pourraient pas constituer l'Église enseignante. Or dans le cas qui nous occupe, il est facile d'expliquer comment les évêques de la Fraternité Saint Pie X jouissent d'une mission d'enseignement, puisque le Pape Paul VI la leur octroie, indépendamment même de l'existence (ou non) de cette fameuse lettre de mandat dont j'ai déjà parlé. Donc il est certain que les évêques de la Fraternité, et même d'autres évêques traditionalistes, peuvent bénéficier d'une mission d'enseignement octroyée par le Pape Paul VI.

S'il n'existait pas de pape en vie, il n'y aurait aucun moyen d'octroyer cette juridiction : car c'est le Pape qui l'octroie. Par ailleurs, sans juridiction ordinaire, il n'est nulle juridiction suppléée, contrairement à l'erreur que répandent les sédévacantistes complets de catholicapedia (LHR et ses amis). Parler de juridiction suppléée en l'absence de juridiction ordinaire, c'est comme de parler de moulin sans hélices. En période de vacance pontificale, les évêques tiennent leur juridiction du pape défunt ; or aujourd'hui il n'y a presque plus d'évêques nommés par Pie XII ou Jean XXIII, et ils sont tous soumis à Bergoglio ; donc si le sédévacantisme était vrai - ce qui est impossible - ces évêques ne pourraient pas représenter l'Église visible, car ils sont soumis à un faux chef, et ne peuvent récupérer leur juridiction que si un pape légitime la leur octroie. Cette considération me donne l'occasion de rebondir sur une erreur de Breton, qui a émis la thèse que l'Église enseignante serait aujourd'hui composée des évêques modernistes de bonne foi. Une telle thèse est nécessairement fausse car comme l'enseignent les théologiens, s'il est impossible que la vraie Église reconnaisse un faux chef, on sait a contrario que ceux qui reconnaissent un faux chef ne sont pas la véritable Église. Aussi, ces évêques, malgré toute leur bonne foi, ne pourraient pas constituer à eux seuls la véritable Église ; tandis que la Fraternité le peut, en union avec Paul VI (or elle est de fait en union avec lui, car il est le dernier pape qu'elle ait reconnu en pratique).

Durant le Grand Schisme d'Occident, les évêques sous une fausse obédience tenaient leur juridiction du pape légitime, sur la base de l'erreur commune. C'est la même chose aujourd'hui chez ceux qui sont de bonne foi...

Je répète que la Fraternité Saint Pie X est répandue dans le monde entier, qu'elle a un chef unique et une hiérarchie pyramidale, et qu'elle est donc la seule structure capable de représenter l'Église visible. Même les Grecs schismatiques n'ont pas de chef unique.

Il y a des sédévacantistes qui critiquent les tribunaux de la Fraternité Saint Pie X (tout en se prenant eux-mêmes pour des papes dans leur chapelle), mais ces tribunaux sont légitimes, en raison de la survie de Paul VI.

 

 

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Bastien 12/01/2017 06:11

Votre article ci-dessus manifeste tellement de lacunes, d’erreurs et de confusions sur le sujet traité, que je ne peux que vous inviter à lire attentivement (avant toute poursuite de la discussion) les quelques courtes études fort bien rédigées sur le sujet de la juridiction de suppléance :
>> Lettre de Mgr Lefebvre à ses prêtres sur la juridiction de suppléance (1987) :
http://priere.a-crucetta.fr/dossier_suppleance_15_169.htm
>> Légitimité d’un recours à la juridiction de suppléance :
http://priere.a-crucetta.fr/dossier_suppleance_12_165.htm
>> Eclaircissements sur l’expression : « Ecclesia supplet » :
http://priere.a-crucetta.fr/dossier_suppleance_13_166.htm
>> Les limites d’action du pouvoir de suppléance :
http://priere.a-crucetta.fr/dossier_suppleance_14_168.htm
>> Mission épiscopale et licéité des Sacrements dans la Tradition :
http://priere.a-crucetta.fr/dossier_suppleance_11_164.htm

Vous y apprendrez notamment (extraits) :
« Le code de Droit canonique est formel : la juridiction de suppléance est accordée d’une manière ponctuelle, elle répond à un besoin personnel, individuel et circonstancié du fidèle. Elle ne dépasse pas ce cadre précis. Elle n’est pas accordée dans un domaine plus large.
(…)
« 3 - Apostolat non hiérarchique.

« Il ne peut en être de la même manière pour les prêtres qui agissent en vertu d’une juridiction suppléée, car celle-ci est uniquement accordée dans les limites d’une réponse à un besoin surnaturel légitime, insatisfait à cause d’une grave carence des autorités en place. Dans ce cas, la puissance sacerdotale ne s’exerce pas directement sur les individus puisque le prêtre ou l’évêque ne peut pas prétendre former un échelon de la hiérarchie. C’est ce que signifie finalement la nécessité d’une demande préalable.
« Le pouvoir de suppléance n’a aucun caractère de continuité, à l’inverse de celui qui est exercé dans la structure ecclésiale habituelle. C’est pourquoi il est impossible qu’il parvienne à remplacer adéquatement le vide créé par les multiples défaillances de la hiérarchie. C’est une tentation à laquelle il faut se garder de succomber, de mettre progressivement en place des structures stables qui tendraient à se substituer à celles de l’Eglise Catholique et Romaine, comme sont les tribunaux ecclésiastiques.
« L’état de nécessité ne peut donc pas être décrété a priori, "urbi et orbi", comme s’il était valable en tous les points du globe. Il ne vaut que dans le cadre restreint des appels à l’aide des fidèles de Jésus-Christ. »
Lire en complément aussi l’encyclique de Pie XII « Ad Apostolorum principis » (1958), à la fin : « Doctrine catholique sur l’élection et la consécration des évêques ».

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Il est donc clair qu’en aucune manière, la FSSPX ne pourrait être la « sauvegarde de l’Église hiérarchique » ( !!!) sans un acte écrit et certain d’un pape authentique (qui obligerait d’ailleurs d’en revoir les statuts puisque ce n’est pas son rôle : lire la lettre de Mgr Lefebvre ci-dessus). C’est en effet totalement en dehors du cadre de la « juridiction de suppléance », sans parler du cadre juridique (statuts précisant ses buts) de la dite FSSPX ! Donc, double impossibilité en l’état actuel des choses !
Non seulement vous inventez des choses, qui frisent la malhonnêteté intellectuelle, mais celles-ci sont en plus gravement attentatoires à la constitution divine de l’Église.

P.S. / Vous écrivez par ailleurs : « il est impossible que la vraie Église reconnaisse un faux chef, on sait a contrario que ceux qui reconnaissent un faux chef ne sont pas la véritable Église. » [je vous signale que la FSSPX reconnaît publiquement et même liturgiquement Bergoglio comme le Pape légitime…]
Puis quelques lignes plus loin : « Durant le Grand Schisme d'Occident, les évêques sous une fausse obédience [=reconnaissant donc un faux chef comme saint Vincent Ferrier !] tenaient leur juridiction du pape légitime, sur la base de l'erreur commune [donc étaient quand même la véritable Église !?]. C'est la même chose aujourd'hui... »
???????????
Si « c’est la même chose aujourd’hui », j’en déduis donc que « ceux qui reconnaissent un faux chef », « les évêques sous une fausse obédience » (=Bergoglio) tiennent néanmoins leur juridiction du pape légitime (Paul VI en survie), « sur la base de l’erreur commune » (ignorance invincible) ?????????

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