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La survie de Paul VI et son retour à Rome

La survie de Paul VI et son retour à Rome

Le vrai Troisième Secret de Fatima reconstitué


La permanence de l'Église enseignante (bis repetita)

Publié par Jean-Baptiste sur 10 Janvier 2017, 16:22pm

 

Voici un commentaire que j'ai reçu en évoquant la question du sédévacantisme :

Oui, mais même si on croit à la survie de Paul VI, la réponse à la question "Où est l'Église enseignante aujourd'hui ?" n'est pas aisée !! Certes, dans le pape seul en survie réside tout pouvoir (sorte de monarchie de droit divin) puisque l'Église est construite sur ce roc, et que tout pouvoir dans l'Église (évêque, cardinaux...) en découle et en vient. La légitimité de l'Église enseignante vient de là exclusivement. Mais néanmoins, si pape Paul VI en survie il y a, il n'est plus visible depuis bientôt 40 ans, et pire que cela : avec une fausse église (la seule visible) qui l'a supplanté... Il y a donc un problème de visibilité de l'Église pour le moins !? Il serait intéressant de savoir si des évêques résidentiels (diocésains) incardinés par le pape Paul VI existent encore dans le monde ? ZENIT nous a informé le 14 décembre de la mort du dernier cardinal (95 ans) encore en vie créé par Paul VI : le cardinal Paulo Evaristo Arns. Depuis lors, les seuls cardinaux visibles existants sur terre sont ceux de J.P.2, B.XVI et FRANCOIS !!

 

J'ai déjà évoqué cette objection dans mon ouvrage "La survie de Paul VI : une certitude de foi". La Constitution divine de l'Église n'exige pas que le Pape soit constamment visible, étant donné qu'en temps de vacance il n'y a plus de pape ; mais elle exige que l'Église soit visible. Or, l'Église étant d'essence hiérarchique, il ne suffit pas que la communauté des fidèles soit visible, comme le soutiennent à tort Louis-Hubert Remy et ses sbires en répandant cette hérésie luthérienne (l'abbé Grossin pourrait être ajouté à la liste, avec l'abbé Cekada et d'autres encore). En l'absence de pape, non seulement des cardinaux titulaires doivent subsister (sans quoi il n'y a plus de succession apostolique), mais la hiérarchie ecclésiastique doit être visible. Sur ce point, l'encyclopédie catholique New Advent et le magistère ordinaire universel sont sans ambiguïté. Et lorsqu'un pape existe encore mais sans être visible, les cardinaux qu'il nomme ne peuvent conserver leur titre que si le pape en question publie leurs noms avant sa mort. Sans quoi ils ne peuvent participer à l'élection du prochain pontife.

Comme je l'ai déjà expliqué, la Fraternité Saint Pie X ayant été canoniquement constituée sous le règne de Paul VI, elle a conservé un lien canonique avec le Saint-Père, et constitue la sauvegarde de l'Église hiérarchique. La Fraternité n'est pas réellement en communion avec Bergoglio, contrairement aux inepties d'un survivantiste breton qui ne veut pas que je dise son nom : les théologiens sont très clairs pour dire qu'obéir au pape, c'est l'accepter non seulement de nom mais en pratique, en lui obéissant (ce que Mgr Fellay ne fait pas, ni les autres évêques de la Fraternité). Or, le dernier pape reconnu en pratique par la Fraternité - avant l'affaire de la nouvelle messe - c'est Paul VI.

Étant donné que l'Église enseignante ne peut pas cesser d'être visible, je suis convaincu que la Fraternité Saint Pie X dans son ensemble ne se ralliera jamais. Si Mgr Fellay le faisait, des évêques se rebelleraient (ils rejoindraient Mgr Williamson, par exemple).

Comme la Fraternité est la seule structure répandue dans le monde entier et présentant les caractères de la véritable Église, elle est seule capable - à mon sens - de sauvegarder la visibilité de l'Église.

Non seulement la survie de Paul VI est une certitude ecclésiastique mais même son retour, car il doit nommer des cardinaux ou publier les noms de ceux qu'ils a nommés en secret, afin de perpétuer la succession apostolique.

Oubliez la théorie de l'élection du pape par des saints de l'Église triomphante : ce serait la création d'une nouvelle succession, et donc d'une nouvelle Église. La succession apostolique est LÉGALE (non charismatique), CERTAINE, et ININTERROMPUE. Aucune mission nouvelle ne peut naître. Une nomination céleste sans élection subséquente serait une nouvelle mission. La juridiction ordinaire ne disparaîtra jamais, et se transmettra toujours de façon ininterrompue.

 

 

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Bastien 10/01/2017 23:47

Je vous cite : « Comme je l'ai déjà expliqué, la Fraternité Saint Pie X ayant été canoniquement constituée sous le règne de Paul VI, elle a conservé un lien canonique avec le Saint-Père, et constitue la sauvegarde de l'Église hiérarchique. » ( !?)
Cette affirmation est mise en doute un peu plus loin, par vous-même : « la Fraternité est la seule structure répandue dans le monde entier et présentant les caractères de la véri-table Église, elle est seule capable – À MON SENS - de sauvegarder la visibilité de l'Église. »
Vous émettez là en effet une opinion qui n’est guère crédible. Certes, la FSSPX maintient la Tradition et toute la doctrine traditionnelle de l’Église. C’est tout ce qu’elle sauvegarde en réalité, sans aucune juridiction ! Mais cela ne suffit pas pour CONSTITUER LA SAUVEGARDE DE L’ÉGLISE HIÉRARCHIQUE ! L’Église hiérarchique, et là je reprends vos termes pour la succession apostolique, applicables aussi à la hiérarchie, elle doit être LÉGALE et CERTAINE.
Si l’histoire de la FSSPX nous démontre qu’elle a bien été fondée et instituée légalement, ad experimentum pour six ans, elle n’a pas été au-delà du statut diocésain (et donc en dépendance de l’évêque diocésain, lui seul représentant la hiérarchie !). Je cite les statuts mêmes de cette FSSPX :
« IV, 1. La Fraternité, en ses débuts, dépendra de l’évêque du lieu qui l’a érigé en “pieuse union” et en a agréé les statuts, en conformité avec les prescriptions du droit canon.
« 2. En conséquence, tant que la Fraternité est de statut diocésain, les membres qui se desti-nent au sacerdoce devront avant l’engagement définitif être incardinés dans un diocèse, à moins qu’un indult spécial accordé par la S. Congrégation des religieux les autorise à être incardinés dans la Fraternité. Dès que la Fraternité aura des maisons dans divers diocèses, elle fera les démarches nécessaires pour devenir de droit pontifical. »
Pour que ce soit bien clair par ailleurs, le but de la FSSPX est bien précisé dans ses statuts :
« II. 1 Le but de la Fraternité est le sacerdoce et tout ce qui s’y rapporte et rien que ce qui le concerne, c’est-à-dire tel que Notre Seigneur Jésus-Christ l’a voulu lorsqu’il a dit : « Faites ceci en mémoire de moi ».
« 2. Un deuxième but de la Fraternité est d’aider à la sanctification des prêtres, en leur offrant la possibilité de retraites, récollections. Les maisons de la Fraternité pourraient être le siège d’associations sacerdotales, de tiers-ordres, de périodiques ou revues destinées à la sanctifica-tion des prêtres.
« 5. Le ministère paroissial, la prédication de missions paroissiales, sans limites de lieux, sont également des œuvres auxquelles s’adonne la Fraternité. Ces ministères feront l’objet de con-trats avec les Ordinaires des lieux afin de permettre à la Fraternité d’exercer son apostolat selon sa grâce particulière.
Donc, on ne trouve là aucune volonté ni velléité de remplacer ou supplanter l’Église hiérarchique ! Au contraire, la FSSPX se met sous sa dépendance dans ses statuts, conformément au droit Canon.
Comme vous le savez, ensuite, l’accord de l’évêque diocésain a été retiré, avant même les premiers six ans, ad experimentum, et la FSSPX n’a jamais rien obtenu d’autre comme statut légal et certain. Tout le reste est donc de l’invention, de l’imagination, ou de la fiction !
La FSSPX espère toujours obtenir un droit Pontifical, comme toutes les communautés « ralliées » à ce jour, mais même si elle obtenait ce droit Pontifical (ce qui n’a jamais eu lieu à ce jour, que ce soit de Paul VI ou des suivants), il resterait dans le cadre et les bornes de ses statuts (cf. ci-dessus), et comme on peut le lire, il n’est aucunement question de remplacer ou se substituer à l’Église hiérarchique, puisqu’elle serait au contraire sous sa dépendance pour exercer un ministère ! Pour que l’Église hiérarchique soit sauvegardée DANS la FSSPX ( !!), il faudrait d’abord changer les statuts de la dite FSSPX, pour qu’en DROIT et donc LÉGALEMENT, elle puisse prétendre à une telle mission, qui ne serait que l’expression d’une volonté expresse et CERTAINE d’un vrai Pape.
Bref, tout est faux dans votre supposition et hypothèse : les statuts de la FSSPX n’ont aucune mission à établir une hiérarchie de suppléance, qui ne serait donc pas LÉGALE pour commencer, d’autant plus que la FSSPX n’a même encore jamais obtenu le statut de DROIT PONTIFICAL pour simplement son apostolat de suppléance ! ; et encore moins CERTAINE ! puisqu’aucun Pape ne lui a décrété un tel rôle qui relève exclusivement du ministère Pontifical !!
La question demeure donc pleine et entière, si on veut rester sérieux : où est donc aujourd’hui sur terre l’Église hiérarchique, étant entendue que cette dernière doit être « légale » et « certaine »…
P.S. : C’est vous qui avez fait des études de DROIT ?

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