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La survie de Paul VI et son retour à Rome

La survie de Paul VI et son retour à Rome

Le vrai Troisième Secret de Fatima reconstitué


La doctrine national-socialiste

Publié par Jean-Baptiste sur 22 Juin 2017, 10:01am

 

Il m'est arrivé plusieurs fois, sur facebook, de parler avec des fidèles qui se réclamaient de la doctrine national-socialiste, ou du moins qui se montraient très complaisants vis-à-vis d'Hitler et de son programme politique. Il existe également des prêtres victimes de cette erreur funeste, bien qu'ils soient heureusement minoritaires, tout comme les laïcs.

Souvent, ces personnes prétendent qu'Hitler n'avait pas la volonté d'exterminer les Juifs. Je ne vous parle même pas de la question des chambres à gaz homicides, je veux dire ici que selon ces personnes, d'une façon générale, Hitler ne désirait pas anéantir les Juifs ; or ses discours officiels et sa correspondance disent le contraire :

 

« L’antisémitisme fondé sur des motifs purement sentimentaux, trouvera son expression ultime sous forme de pogroms. L’antisémitisme selon la raison doit, lui, conduire au combat législatif contre les privilèges des Juifs et à l’élimination de ces privilèges... Son but ultime [celui de l’antisémitisme] doit, immuablement, être l’élimination des Juifs en général. »1

Lettre de Adolf Hitler à Adolf Gemlich, 16 septembre 1919, dans Hitler, Sämtliche Aufzeichnungen 1905-1924

 

« Le Juif en tant que ferment de décomposition (selon Mommsen) n’est pas à envisager comme individu particulier bon ou méchant, [il est] la cause absolue de l’effondrement intérieur de toutes les races, dans lesquelles il pénètre en tant que parasite. Son action est déterminée par sa race. Autant je ne peux faire reproche à un bacille de tuberculose, à cause d’un action qui, pour les hommes signifie la destruction, mais pour lui la vie, autant suis-je cependant obligé et justifié, en vue de mon existence personnelle, de mener le combat contre la tuberculose par l’extermination de ses agents. Le Juif devient et devint au travers des milliers d’années en son action une tuberculose de race des peuples. Le combattre signifie l’éliminer. »

Hitler, Sämtliche Aufzeichnungen 1905-1924, op. cit., Doc 116, p. 156

 

« Lorsque je serai réellement au pouvoir, ma toute première tâche consistera à annihiler les Juifs. Dès que j’aurai la possibilité de le faire, je ferai construire — à la Marienplatz de Munich par exemple — autant de rangées de potences que la circulation le permettra. Puis les Juifs seront pendus sans discrimination et ils resteront pendus jusqu’à ce qu’ils puent. Ils resteront pendus tant que les principes d’hygiène le permettront. Dès qu’on les aura détachés, ce sera au tour de la prochaine fournée et ainsi de suite jusqu’à ce que le dernier Juif de Munich ait été exterminé. On agira séparément de même dans d’autres villes jusqu’à ce que l’Allemagne ait été complètement nettoyée des Juifs. »

Joseph Hell, «Aufzeichnung», 1922, ZS 640, p. 5, Institut fur Zeitgeschichte, cité par Gerald Fleming, Hitler et la solution finale, op. cit., p. 38.

 

« Chez nous, les Juifs seront anéantis. Ils n’auront pas, en toute impunité, manigancé le 9 novembre 1918. Ce jour sera vengé. »

Die Juden werden bei uns vernichtet. Den 9. November 1918 hätten die Juden nicht umsonst gemacht, dieser Tag würder gerächt werden». Mémorandum de Walter (ou Walther) Hewel, fonctionnaire du ministère des affaires étrangères du Reich.

 

« Aujourd’hui, je serai encore un prophète: si la finance juive internationale en Europe et hors d’Europe devait parvenir encore une fois à précipiter les peuples dans une guerre mondiale, alors le résultat ne serait pas la Bolchevisation du monde, donc la victoire de la juiverie, au contraire, ce serait l’anéantissement de la race juive en Europe.»

Eberhard Jäckel, Hitlers Weltanschauung, Deutsches Verlag-Anstalt, 1991, p. 72

 

« Le Juif doit partir d’Europe. […] Je dis seulement qu’il doit dégager. S’il crève en route, je n’y peux rien. Je vois seulement une chose: s’ils ne partent pas volontairement, l’extermination totale. »

Adolf Hitler, Monologe im Führerhauptquartier 1941-1944, éd. Werner Jochmann, Hambourg, 1980, p. 229

 

Hitler souhaitait au minimum que tous les Juifs quittassent l'Europe, faute de quoi il les exterminerait. Idéalement il souhaitait même leur extermination dans le monde entier. Les citations susmentionnées sont très claires, et l'on pourrait en trouver encore beaucoup d'autres...

 

Mais Hitler ne désirait pas seulement anéantir les Juifs, il désirait anéantir l'Église catholique. Dans l'Allemagne nazie des processions antichrétiennes étaient organisées, exactement comme dans les pays communistes.

En Pologne Hitler a massacré des milliers de clercs. Lorsque j'en ai parlé à un prêtre catholique tradi, ce dernier m'a répondu que c'étaient des déportés politiques ; en réalité c'est faux : ils étaient plus que de simples déportés politiques, car ils étaient arrêtés et déportés au seul motif de leur appartenance à l'Église catholique. Ce sujet est peu connu car nos écoles laïcardes et maçonniques se focalisent sur le génocide juif, tout en calomniant souvent l'Église (notamment en prétendant que le Pape Pie XII n'a pas dénoncé le nazisme, que beaucoup de prêtres ont aidé les nazis,etc.). Mais vous pouvez lire l'ouvrage récent "La baraque des prêtres", de Guillaume Zeller, qui écrit notamment : "En Europe [de l'ouest], la déportation des prêtres résulte de leurs actions. Ce sont des prêtres qui sont dans la résistance par exemple. En revanche, les prêtres polonais sont déportés pour leur qualité de prêtre."

Sur le projet d'Hitler d'anéantir l'Église catholique, voyez "Le Vatican des espions : La guerre secrète de Pie XII contre Hitler", de Mark Riebling.

Lorsque j'ai parlé de l'élimination programmée du clergé polonais à un prêtre, il m'a répondu que si cela avait réellement existé l'Église l'aurait dénoncé ; mais comme l'explique l'ouvrage sus-cité, le Pape Pie XII savait très bien qu'en dénonçant cela il risquait d'aggraver le mal : donc il a préféré combattre le nazisme en secret.

 

En plus de tous ces méfaits fort graves, Hitler était eugéniste : il souhaitait la stérilisation des personnes dites "marginales", et l'usage de l'avortement pour supprimer les handicapés. C'est pourquoi il a longtemps été admiré aux États-Unis, où les doctrines eugénistes étaient également en vogue à l'époque. Certains prétendaient endiguer la criminalité par l'élimination des marginaux et des handicapés mentaux.

Quand on rappelle cela aux admirateurs du régime nazi (ou à ceux qui se montrent trop complaisants vis-à-vis d'Hitler), ils nient tout en bloc, se bouchant les yeux sur toutes ces horreurs : la tentative d'élimination de l'Église catholique, le génocide juif, l'eugénisme criminel, et tout le caractère fondamentalement anti-chrétien d'Hitler.

Il y a d'autres figures à admirer qu'Hitler, et assurément ce dernier ne peut pas être comparé à Franco ou Salazar...

 

Une fois de plus je vous invite à visionner cet excellent documentaire :

(dès le début vous y entendrez, à juste raison, qu'Hitler souhaitait détruire l'Église)

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Denis 22/06/2017 16:28

L'excellent film sur le bras droit d'Himmler: Reinhard Heydrich, intitulé "HHhH" est a aller voir au cinéma. Il est tellement cru que ça calme beaucoup ... !!! On y voit clairement la méchanceté humaine, même si celui qui ne connait pas n'identifie pas bien les repères historiques donnés dans le film (conférence de Vannsee, shoah par balle, etc).

Honneur aux résistants qui l'ont tué car sa prochaine affectation était Paris.

Il est le plus haut dirigeant nazi a avoir été tué dans un attentat. Hitler a dit alors de son "homme au cœur de fer" : "sa mort est pire que la perte d'une bataille".

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