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In Nomine Domini

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« Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité » (Jean XVIII. 37)


La cessation du sacrifice public

Publié par Jean-Baptiste André sur 28 Avril 2020, 15:43pm

 

Comme je l'ai dit dans certains de mes articles, la cessation du sacrifice public, à une échelle mondiale, est un événement extrêmement grave, inédit dans l'histoire ecclésiastique, et qui fait penser, là encore, à la crise maccabéenne.

À aucun moment la Fraternité Saint Pie X n'a pris la parole pour faire remarquer la gravité de cette situation, ce qui témoigne bien de la perte de conscience eschatologique au sein de notre clergé mondain et embourgeoisé. Mes amis eux-mêmes se sont choqué de voir que les prêtres de Saint Nicolas du Chardonnet, notamment, n'en ont rien dit au cours de leurs sermons ; et les fidèles de féliciter ces clercs qui ont si promptement accepté d'interrompre le sacrifice public, se soumettant servilement aux ordres du gouvernement, sans opposer aucune résistance. En vérité, comment les féliciter ? Les racailles de banlieue ont manifesté plus de courage, mais pour des motifs moins nobles (vendre de la drogue, jouer au foot, faire des rodéos en scooter... ), au point d'obliger notre gouvernement veule à reculer. Où sont les catholiques du passé ?

Je ne suis pas le seul à voir dans cet événement un châtiment de Dieu provoqué par la décrépitude morale de nos milieux (les mauvaises tenues, la mauvaise vie dans le mariage, et tous les péchés des fidèles) ; nous sommes privés de la Messe parce que nous ne méritons même plus d'y assister, tant les vices de notre communauté offensent la majesté divine :

 

 

Je rappelle cette citation de la mystique Luisa Piccarreta (1865-1947) :

 

"Pendant que j’étais dans mon état habituel, mon toujours aimable Jésus se montra très affligé et je lui dis : «Mon Amour, qu’est-ce qui t’afflige tant ?» Il me répondit : «Hélas ! ma fille, quand je permets que les églises soient désertes, les ministres dispersés et les messes en diminution, cela signifie que les sacrifices sont des offenses pour moi, les prières des insultes, les adorations des irrévérences, les confessions des passe-temps sans fruits. Ne trouvant plus ma gloire mais plutôt des offenses en retour des bénédictions que je donne, j’arrête ces dernières. Ces départs de mes ministres indiquent aussi que les choses ont atteint leur point culminant. Les châtiments seront multipliés. Comme l’homme est dur, comme l’homme est dur !"

Vénérable Luisa Picarreta Livre du Ciel, vol 12, 12 février 1918

 

Le Pape et la Messe sont les deux seuls remparts à la venue de l'Antéchrist. Depuis plusieurs décennies nous n'avons plus de vrai pape à Rome ; désormais, nous n'avons même plus le sacrifice public : les deux remparts ont sauté. Malheureusement la Fraternité Saint Pie X ne risque pas d'en parler, elle préfère la philosophie ronflante et les sciences mondaines à l'étude de l'Apocalypse et de l'eschatologie chrétienne.

Certes, en cette période trouble, nous devons nous soutenir mutuellement ; mais précisément, je n'ai jamais senti de vraie fraternité au sein de notre communtauté, surtout chez les jeunes. J'ai été, comme ailleurs, un étranger. La seule différence c'est qu'on m'a invité dans des cercles, mais par politesse, rien de plus. Et je ne suis pas le seul à avoir éprouvé cela, mes amis convertis ont connu la même chose. C'est le symptôme d'une humanité vide de spiritualité, pauvre, qui n'a rien à offrir à son prochain : nul ne peut donner ce qu'il n'a pas, vous ne pouvez pas donner l'amour que vous n'avez pas.

Il en va chez nous comme n'importe où ailleurs, chacun parle à son petit groupe, au sein de sa petite secte, à l'image des réseaux sociaux (facebook, twitter) : les gens se rangent en fonctions d'affinités et d'intérêts particuliers qui ne servent qu'à nourrir leur individualisme, détruisant l'appartenance à une vraie communauté, plus large, unie par des sentiments nobles. Les hommes d'armes du Moyen-Âge, par exemple, avaient des relations chaleureuses qui apparaissaient jusque dans leurs gestes (l'accolade, ou d'autres témoignages d'affection). Tandis que l'humanité moderne est froide, vide, inconsistante...

La luxure et le confort moderne, l'individualisme et le matérialisme, ont détruit l'humanité. La contre-culture des années 60 a jeté son ordure parmi nous ; les châtiments à venir, la banqueroute et la guerre, sont nécessaires à la purification et au renouvellement de l'Eglise.

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